31 Oct 2014

DEAUVILLE : OUVERTURE DE PLANCHE(S) CONTACT : LES PHOTOGRAPHES RE-INVENTENT LA VILLE

Category: Département,Vie culturelle et loisirsGérard - votre Editeur @ 15:29

Le Festival Planche(s) Contact a ouvert ce week-end les portes de 18 nouvelles expositions. Les plus grands photographes
révèlent à Deauville leur art aux côtés d’une génération prometteuse. Venus en résidence au cours de l’année, ils présentent un travail photographique inédit pendant un mois. Un portrait dense et émouvant au plus près d’une identité parfois insoupçonnée.
Cette année, SARAH MOON plonge au cœur d’un hiver monochrome face à la mer, loin des clichés de mode qui ont
façonné sa réputation ; la japonaise RINKO KAWAUCHI poétise les objets de la vie quotidienne, les rendant singulièrement
uniques ; le plasticien PHILIPPE RAMETTE installe au cœur de ses créations un voyage décalé ; THIERRY DREYFUS
apprivoise la lumière pour mieux la sculpter dans la Chapelle des Franciscaines ; HENRY ROY fait surgir du cadre avec légèreté, les préparatifs et le départ de la Solitaire du Figaro ; KRISTINE THIEMANN, enfin, joue avec les Deauvillais et leurs associations sur un mode ludique et participatif.
Le Festival est également pour dix étudiants d’écoles de photographie européenne un tremplin professionnel qui marquera le début de leur carrière. Comme les grands noms de la photographie, ils présentent leur vision de Deauville en images. L’un d’entre eux a reçu samedi
le prix Planche(s) Contact.
Ce week-end, les festivaliers ont aussi découvert les nombreuses expositions off organisées dans la ville et dans les vitrines des commerçants.
Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, 150 photographes sont allés à la rencontre de la 25e heure dans les rues de Deauville. Ils avaient choisi de vivre pleinement l’heure supplémentaire offerte par le passage à l’heure d’hiver. Retour sur les temps fort de l’ouverture.

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MAÏA IZZO-FOULQUIER, LAUREATE DU PRIX PLANCHE(S) CONTACT FONDATION LOUIS ROEDERER

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Le Festival révèle chaque année – dans sa section étudiants – le travail photographique de dix
élèves issus d’écoles européennes. Un travail réalisé en juillet à Deauville où ils ont vécu
ensemble pendant dix jours. Chacun d’entre eux présentait samedi matin 25 octobre ses
photographies à un jury composé de professionnels de la photo, présidé par Bettina Rheims. A
l’issue des délibérations Maïa Izzo-Foulquier a été désignée lauréate pour une série de
photographies intitulée « Sans lendemain », née de la volonté d’approcher Deauville à travers le
corps humain, l’intimité et la sexualité. Elle reçoit une bourse de 3000 euros et reviendra en
2015 au Festival Planche(s) Contact pour une nouvelle résidence.
« Elle s’est plongée dans la Deauville virtuelle, celle qui crépite en secret sur les réseaux
sociaux du désir. Elle a décidé ainsi, avec beaucoup d’audace, de faire le portrait socio-poétique
de cette ville inconnue d’elle-même, et a publié une petite annonce invitant les hommes et les
femmes à un rendez-vous, non pas érotique, mais photographique. La seule concession que la
jeune photographe était prête à faire : prendre la photo nue devant ses modèles posant nus.
Sur des centaines d’habitants du réseau, des dizaines de rendez-vous manqués, seules cinq
personnes ont accepté de sortir des limbes du virtuel et de poser nus, dans le site de leur choix.
Quai de la gare, hippodrome, plage. De ce voyage dans l’autre monde, celui des ombres sur
l’écran et des pseudos qui signent les messages, – une traversée du miroir à la Cocteau – Maïa a
rapporté des tirages, mais surtout un carnet d’explorateur, avec les échanges de mails, sms, et
des photos prises pour occuper le temps de l’attente. Des photos automatiques, comme on
dirait de l’écriture automatique. Ces images ont la beauté de ces dessins que l’on fait sans y
songer en crayonnant, en téléphonant. Quelque chose de Deauville s’y glisse, sans en avoir l’air.
Comme cette vue d’un ciel tourmenté au moment où sur un mail un homme explique qu’il veut
faire l’amour dehors sous l’orage…Deauville s’y livre ainsi comme une turbulence, agitée de
désirs, d’eau et de vent ».
Thierry Grillet,
Directeur de la diffusion culturelle de la B.n.F,
membre du jury de Planche(s) Contact
A voir à la Salle des fêtes jusqu’au 11 novembre.
Plus en vidéo sur :http://urlz.fr/QiO

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