07 Oct 2014

Rue d’Auge, la soirée avinée aurait pu se terminer en drame

Category: Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 15:29

Trois individus étaient convoqués hier devant le tribunal correctionnel de Caen, dans le cadre d’une comparution immédiate reportée, pour répondre à des degrés divers de violences aggravées; faits commis dans la soirée du 29 août dernier rue d’Auge non loin de la place de la Demi Lune à Caen.

Deux  jeunes  âgés de 19 et 20 ans, et l’ex beau père du second, âgé de 43 ans,  devaient répondre  de leurs agissements au cours de cette soirée qui fût bien arrosée semble-t-il puisqu’ils avaient vidé environ 2 bouteilles de whisky, dans l’appartement occupé normalement par Johnny et sa compagne Cerise ,( prénom d’emprunt), au 7 ème étage de l’immeuble. .

Pour d’obscures raisons  une ou plusieurs bagarres avaient éclaté   vers 21 h entre les trois hommes. La police avait été demandée par les riverains excédés, pour mettre fin  au tapage consécutif à ces  propos orduriers et coups échangés entre les protagonistes.

Lors de l’arrivée des policiers municipaux, Cerise descendait s’entretenir avec eux afin de clamer le jeu. Depuis leur balcon, les deux plus  jeunes  hommes insultaient les policiers et leurs crachaient dessus. Cerise remontait pour les calmer et  dans des circonstances obscures, puisque sans témoins directs sauf les hommes avinés,  se retrouvait être la destinatrice des invectives et de la haine, des hommes avinés. Johnny, selon elle, son compagnon dont elle était enceinte, aurait dit à ses collègues : balancez la par la fenêtre. Propos suivis d’effet, puisque les policiers, sans voir qui avait poussé la jeune femme, constataient d’en bas qu’elle avait été projetée sur la rambarde, haute fort heureusement, du balcon et n’avait pas chuté que grâce à un réflexe  de survie  en serrant et se retenant fort à cette rambarde. Les policiers montaient immédiatement pour sauver la malheureuse , devaient forcer la porte d’entrée de l’appartement , pour dégager du danger la jeune femme mais aussi le fils de Johnny, un enfant  de 22 mois, issu  d’une autre union.  

Cette affaire jugée en l’absence de la victime, terrorisée , par  ce qu’elle a subi mais aussi par les menaces, que l’entourage de son ex concubin lui a faites par l’intermédiaire d’internet,  n’a pu être vraiment éclaircie  lors de l’audience, les prévenus ne faisant pas vraiment preuve d’un esprit de collaboration sain; D’ailleurs pendant les débats dirigés par Mme Leprince, présidente du tribunal de grande instance de Caen, l’un des prévenus  Jérémie Langlinay, 8 mentions à son casier s’est soudain emporté et à jeté à la face des magistrates du tribunal une bordée d’injures  dignes du vocabulaire  particulièrement châtié des voyous de banlieue avant de quitter la salle sous escorte.

Au prononcé du jugement, son copain d’infortune Johnny  Quentin, principal mis en cause dans ce qui aurait pu se terminer par un meurtre, en rajoutera une couche largement scatologique, qui comme  pour le premier lui vaudra dans les mois à venir une comparution pour insultes à magistrats qui pourra rallonger la détention d’au moins 12 mois.

Le seul à se présenter  correctement, sera  Thierry V.  qui au cours de cette soirée  où il était venu  avec une bouteille de whisky, accompagné de son fils de 14 ans, a été battu au point de déstabiliser  la prothèse de hanche qu’on lui avait posée  quelques temps auparavant.

Pour la victime, Me Catherine Fouet a développé les conséquences insoupçonnables du traumatisme de sa cliente et ses craintes quant aux représailles, expliquant que  la jeune femme avait fait le choix de subir une IVG pour ne plus rien avoir à faire avec le triste individu qui lui avait servi de compagnon quelques temps. e

Elle a demandé une expertise psychiatrique et de sérieux dommages et intérêts.

au nom de la société, M. Jean Pierre Triaulaire procureur  adjoint  est revenu sur l’importante alcoolisation des mis en cause. On peut comprendre qu’ils ne se souviennent de rien.Les policiers ont surement empêché  une situation de dégénerer  en drame. Et d’insister : les faits sont caractérisés par ceux qui les ont constatés, qui ont vu la situation. Ce que dit la victime est corroboré par les policiers. Il a rappelé que Johnny avait lui aussi un casier chargé de 8 condamnations en deux ans et qu’il est en récidive légale . il a demandé une peine de 5 ans dont un en sursis mise à l’épreuve (SME) pour Johnny ,  . A noter que ce jeune homme a présenté des excuses à la famille de sa victime.

Le magistrat  a demandé ensuite 4 ans  dont  un en SME pour Jérémie, ainsi que la révocation de deux sursis  de 15 jours chacun. Enfin il a demandé 2 ans  pour le quadragénaire dont un an en SME. Tous ayant interdiction de rencontrer ou d’aborder la victime.

Trois avocats se sont succédés pour défendre leurs clients.  Me Touchard  au nom de  Thierry V.  qui est adulte handicapé,  a répété ce qu’à dit son client à savoir que les jeunes n’avaient pas poussé la victime pour qu’elle tombe par la fenêtre. Elle a demandé la relaxe de son client. Me Gaillard défenseur de Jérémie a présenté des excuses au tribunal, pour des propos orduriers  clamés sous l’effet  d’un profond sentiment d’injustice  car son client en reconnait qu’une claque à Thierry ,mais qu’au moment de la bousculade son client était dans une autre pièce.

Me Lescaillez défenseur de Johnny reconnait au nom de son client,  une gifle à la jeune femme et assure qu’il n’a pas participé à la projection de la concubine. il demande l’indulgence pour quelqu’un d’impulsif et immature;

Après délibéré le tribunal a  presque suivi les réquisitions du parquet et a envoyé Johnny Quentin  derrière les barreaux pour 4 ans, Jérémie Langlinay pour 30 mois plus un mois de sursis qui  ont sauté, et Thierry  au quantum requis par le représentant du parquet. une peine aménageable. 

Des peines qui pour les deux jeunes seront aggravées  pour insultes à magistrats.

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