23 Sep 2014

Ivre, le quadragénaire braque la patronne d’un bar et refuse toute une nuit de se rendre aux gendarmmes : 2 ans de prison dont 18 mois fermes

Category: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 11:24

Jugé selon la procédure de comparution immédiate,vendredi dernier, un habitant d’Aunay sur Odon a écopé de deux ans de prison ferme.

Francis Guillemot, 49 ans,  répondait de violences aggravées par deux circonstances  en état de récidive légale;

Le mercredi  précédent,  il était entré , violemment, dans un bar-tabac ouvert ce jour là, exhibant à la main une arme et cherchant la bagarre. avant de s’en prendre à la patronne, qu’il menaçait en lui posant l’arme sur la tempe, puis à la serveuse. Avant de demander  des feuilles  de papier à rouler puis de partir sans les payer.

Alertés les gendarmes partaient à sa recherche et le retrouvaient, barricadé chez lui,  refusant de sortir. Et leur disant  “ vous pouvez appeler vos copains en renfort, mais qu’ils viennent avec leurs gilets pare balles”.

Toute la nuit, il faudra parlementer avec lui, jusqu’à ce qu’il se rende au matin. Il aura fallu mobiliser 19 gendarmes pour en arriver à cette rédition . L’arme sera retrouvée. Il s’agit d’une réplique en plastique.

Au tribunal la voix du mis en cause porte haut. il explique  qu’il a agit ainsi avec ses victimes,” car le dimanche précédent, des clients dealeurs notoires m’avaient agressé devant le bar et que la patronne avait bien rigolé. Dans cet établissement , ils servent   de l’alcool à des mineurs  et servent aussi des dealeurs. J’en ai ras le bol qu’on me tape dessus”. Il avoue aussi avoir vidé  peu avant son coup de folie,” une bouteille de vin blanc alors que j’étais abstinent depuis le 23 mars dernier”. La comparution immédiate est justifiée car il est sous le coup d’un sursis mise à l’épreuve. Il consomme, et le reconnaît,  du hachish

Un client dit que dans le bar, :” l’individu était hystérique. il s’est énervé, s’est adressé à tout le monde en criant est-ce qu’il y a un problème? puis il a insulté tout le monde en gueulant, et affirmant qu’il ferait fermer ce bar”.

Le mis en cause précise : “quand je suis arrivé dans le bar, j’ai  craché toute ma haine, tout mon venin, engrangés depuis quatre jours. Je n’avais pas l’intention de nuire , mais de faire peur”.

Pour les victimes, Me Fedeli lui rappelle qu’il a réussi. L’avocat rappelle aussi  que  dans la commune “tout le monde  le considère comme dangereux et qu’il avait déjà été interdit de fréquenter cet établissement pendant de longues années par les anciens propriétaires”. Il demande de substantiels dommages et intérêts pour des victimes dont l’une a  subit une arme pointée sur sa tempe.

Mme Defretin, au nom de la société,  estime que” la persécution, ce complot” évoqués par le prévenu,” n’est qu’un délire”; Elle stigmatise  “le comportement excessif  de cet homme qui s’est retranché  toute la nuit dans son mobil homme. Il fait preuve d’un comportement social dangereux , un comportement de justicier qui est intolérable surtout qu’il est en état de récidive légale”. Elle demande application de la peine plancher , de  deux ans  dont un an en sursis mise à l’épreuve, obligation de soins, interdiction de paraitre dans le bar  et de porter une arme. Elle souhaite aussi la révocation partielle d’une durée de 6 mois sur un SME en cours.  Le tout assorti d’un mandat de dépôt .

Assurant la défense  du mis en cause, Me Moisan  a développé  “ l’excès d’alcool   soudain  malgré un suivi en addictologie, un excès d’alcool  en plus des médicaments qui  l’a mis dans un état de confusion mentale important”. L’avocat a demandé l’indulgence du tribunal.

Qui après délibéré  a condamné M. Francis Guillemot à 2 ans de prison dont 6 mois  en sursis mise à l’épreuve de deux ans. Il  a obligation de soins, interdiction de rencontrer les victimes et de fréquenter le bar du Commerce,  ainsi que de fréquenter les débits de boissons.

En quittant la salle, le condamné à regardé droit dans les yeux la procureure et  a cherché à l’intimider en lui faisant un geste avec  deux doigts  voulant dire ; je t’ai photographiée et on se retrouvera. Incident qui a été acté par la greffière et pourrait à nouveau le conduire à la barre pour   outrage à magistrat et lui valoir plusieurs mois de prison supplémentaires.

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