23 Sep 2014

Le toxicomane contrôlé par les gendarmes à Bayeux était porteur de 338 g d’héroïne et 12 g de cocaïne

Category: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 10:01

Jeudi soir dernier vers 22 h 45, les gendarmes de Bayeux croisent  non lon de la gare, un jeune qu’ils connaissent et entament la conversation avec lui. Le chien anti drogue qui les accompagnent marquent l’individu. Bingo. Sur lui le jeune homme est trouvé  en possession de 338 grammes d’héroïne et  de 13 grammes de cocaïne. Il a été jugé hier selon la  procédure de comparution immédiate.

Interpellé et entendu sur  la provenance de cette marchandise prohibée, Christophe, 33 ans,  avoue revenir de  Maastricht  aux Pays Bas, où il est allé , comme il le fait tous les  8 à 10 jours pour se fournir  afin de satisfaire ses grands besoins en héroïne et  en cocaïne ,drogues dures auxquelles il est profondément addict.

Il en convient et ne se fait pas prier pour  raconter comment depuis  août 2013, il fait des voyages réguliers    en Hollande ou à Liège en Belgique pour se fournir. Environ un tiers  de ces quantités lui est réservée pour usage personnel , l’autre est revendue pour racheter  du produit.

Christophe vit à Saint Vigor le Grand chez sa mère,  ne travaille pas, et passe la plupart de son temps alité,  à subir les effets de ses drogues, ne trouvant le courage de se bouger que pour aller  acheter  les marchandises au Benelux.  Pour chaque voyage, il part avec 3 à 4 000 euros en poche afin de payer sa “cam” et éventuellement pour dormir à l’hôtel. . L’enquête permettra d’établir qu’en 14 mois il a ramené sur Bayeux et ses environs,  plus de neuf kilos d’héroïne dont au moins 6 kilos ont été revendus.

Il avoue aux enquêteurs : “j’aimerais arrêter mais je ne sais plus où j’en suis. C’est l’enfer. Je ne travaille pas car je n’arrive pas à me lever”.

Au nom de la société, la substitut du procureur Joséphine Lecardeur revient sur les grosses quantités écoulées par ce toxicomane sur Bayeux en un an. “Il est ravagé physiquement  et mentalement par sa dépendance. son état sanitaire est catastrophique. La détention est indispensable pour sa survie”. Elle demande 3 ans  d’emprisonnement dont la moitié en sursis mise à l’épreuve durant 3 ans, avec obligation de soins, de se former ou travailler  et maintien en détention. Bien entendu la drogue saisie sera confisquée et détruite.

Assurant la défense du jeune bayeusain, Sophie Lechevrel ne trouve rien à redire  aux réquisitions du parquet  et assure même : “les gendarmes qui l’ont contrôlé lui ont sauvé la vie”. Elle rappelle que son client  “a été placé en iME  pour sa scolarité en raison des difficultés qu’il rencontrait  et que la perte d’un de ses frères ainsi que le décès de son père alcoolique n’ont rien arrangé à son mental”. Elle s’étonne que “personne dans son environnement  n’ait tiré la sonnette d’alarme”.

Après délibéré, le tribunal a condamné  Christophe Laloe à  2 ans de prison dont un an en SME durant trois ans. IL a obligation de soins, de se former et il est maintenu en détention. Les scellés sont confisqués.

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