27 Août 2014

Les services de l’État et la sécurité autour des Jeux Équestres Mondiaux

Category: Département,Evenement,Région,Société,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 17:49

Les services de l’État travaillent depuis de nombreux mois en collaboration avec le Comité
d’Organisation pour assurer au mieux l’organisation de la septième édition des Jeux Équestres
Mondiaux, un événement très médiatisé, qui implique au-delà de la seule ville de Caen l’ensemble
de la Basse-Normandie et à l’occasion duquel sont attendus plus de 500 000 visiteurs.
> SECURITE PUBLIQUE (préfecture, DDSP, Gendarmerie)
Chaque site majeur dispose d’un poste de commandement, ils ont pour objectif de coordonner
l’action des services de l’État sur site, de veiller à la bonne mise en œuvre du dispositif de sécurité,
d’échanger les informations nécessaires avec le Comité d’Organisation et de l’appuyer dans son
action. Chaque poste de commandement associe les services suivants : DDSP, SDIS, SAMU, Préfecture
(service interministériel de défense et de protection civile), et DDPP (direction départementale de la
protection des populations).
Au total 3 postes de commandement sont installés dans le Calvados sur les sites suivants : Parc des
Expositions – Zénith – Village des Jeux, stade Michel d’Ornano, Hippodrome de Caen.
La DDSP du Calvados (direction départementale de la sécurité des populations) a vu ses effectifs
locaux (122 agents) renforcés par l’appui de fonctionnaires de police venus de 14 départements de
France dont 6 cavaliers et leurs montures.
En moyenne 300 policiers seront mobilisés chaque jour durant la quinzaine des Jeux dans la zone de
compétence police comprenant Caen-Deauville-Cabourg. Pour leur part 130 gendarmes sont
déployés dans les départements de l’Orne et de la Manche pour les épreuves du Haras du Pin et de
Sartilly.
A noter qu’un commissariat mobile européen est mis en place au Village des Jeux, des policiers
interprètes, ainsi que plusieurs policiers européens y accueillent rapidement les victimes.
> SECURITE SANITAIRE ET SECOURS (préfecture, SDIS, ARS, CHU)
La CIRE de Normandie (cellule de l’institut de veille sanitaire en Région) a évalué depuis plusieurs
mois les risques sanitaires potentiels liés au rassemblement des Jeux Équestres Mondiaux. Une
surveillance renforcée de l’état de santé de la population au niveau régional et local a donc été mis
en place. L’ARS (agence régionale de santé) est le point d’entrée de tout éventuel signalement.
Durant toute la durée des Jeux, le SDIS (service interdépartemental d’incendie et de secours) a
renforcé la garde dans l’agglomération Caennaise, avec un effectif de 63 sapeurs pompiers en
mesure d’intervenir rapidement.Le CHU de Caen a mis en renfort 1 équipe du SMUR supplémentaire. Des points quotidiens sont
organisés par la préfecture avec les acteurs de la santé et du secours durant la quinzaine des Jeux.
> PROTECTION ET SANTE ANIMALE (DGAL, DRAAF, DDPP)
Les services de l’État en charge de la santé animale sont particulièrement impliqués dans cet
événement sportif en raison de la concentration d’un grand nombre de chevaux (plus de 1000).
L’enjeu est double : assurer la bonne condition vétérinaire du millier de chevaux athlètes qui
voyagent, mais aussi celle des élevages de Normandie, première région d’élevage équin de France.
En effet, les mouvements des chevaux accroissent l’apparition de possibles maladies épizootiques.
Pour éviter ce phénomène, la traçabilité des animaux permet un suivi des entrées et sorties des
équidés : le statut sanitaire des chevaux est ainsi contrôlé à leur arrivée et à leur départ par un
vétérinaire sanitaire qui atteste de leur bonne santé. Si c’est le cas, le vétérinaire officiel missionné
par l’État réalise la certification.
Enfin la DDPP est en charge de veiller et de faire respecter le bien-être animal lors de leur
transport.
L’action des 3 DDPP de Basse-Normandie est coordonnée par la DRAAF (direction régionale de
l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt). À l’occasion des Jeux, la DRAAF a recruté 2
vétérinaires officiels ainsi que 3 contractuels pour effectuer les opérations de certification. La
DRAAF travaille en relais avec la DGAL (direction générale de l’alimentation) du Ministère de
l’Agriculture.

Comments are closed.