mar 14 2014

1,5 millions de dégâts : L’incendiaire d’une école à Hérouville condamné à 18 mois de prison ferme

Tag: Actualités Judiciaires,Agglomération de Caen,Faits diversGérard - votre Editeur @ 17:31

Au cours de la nuit du 1 er février,  vers 2 h du matin,  un incendie qui allait se révéler d’origine criminelle,  dégradait  très sérieusement l’école du quartier du bois à Hérouville Saint Clair. Quelques jours plus tard, le 12 février,  des policiers de la BAC de nuit en surveillance sur Hérouville non loin des Belles portes où venaient de brûler deux voitures, remarquaient le manège particulier d’un garçon qui allait finir par mettre le feu à un tas d’encombrants. Interpellé en flagrant délit, il était conduit à l’hôtel de police , puis entendu sur ses motivations à ce geste et  sur l’incendie du groupe scolaire. A la troisième audition, il finissait par reconnaître avoir mis el feu   après effraction dans le groupe scolaire du quartier du Bois.

A l’audience au cours de laquelle il a été jugé pour ces faits graves  et coûteux puisque la ville d’Hérouville dont le maire était présent à l’audience, représentée par Me Aline Lebret,  a demandé une provision de 1,5 millions d’euros, pour remettre en état les 700 m 2  de locaux détruits ou gravement dégradés par cet incendie volontaire.

Le jeune homme,  Marc Lamache, 23 ans,  n’a pas donné  d’explication rationnelle à son geste. Sinon qu’il “était bourré” et “qu’il  avait pénétré là par effraction sans intention de mettre le feu…. Mais qu’une fois à l’intérieur, il avait  entendu l’alarme  signalant l’intrusion et qu’il avait alors mis le feu avec son briquet à quelques feuilles placées sur un meuble en plastique”.

Trois casernes de pompiers seront appelées à l’aide, pour éteindre le plus rapidement possible, les flammes qui avaient trouvé en  cet endroit, attisées par des rafales de vent, un lieu propice à  destruction des lieux. 

Entendu par le tribunal M. Lamache reconnaîtra :   “Cet incendie , c’est de la M….pour les enfants de l’école c’est moche”.

L’instruction à l’audience permettra d’apprendre que ce jeune hérouvillais “était sans histoires et un garçon jovial jusqu’à ses dix ans. C’est à cette époque que son père est décédé devant lui d’une crise cardiaque.   De plus il est continuellement en conflit avec un frère ainé qui  le frappe sérieusement au point qu’il a dû se rendre par deux fois aux urgences du CHU , dont  une fois pour des blessures graves”.

C’est d’ailleurs  expliquera-t-il encore “ parce qu’il était en colère contre ce frère,parce qu’il avait la haine contre lui , qu’il était révolté  par les violences de son frère, qu’il s’était bourré et avait décidé d’aller au cours de ses divagations jusqu’à l’école dans laquelle il avait pénétré après avoir enjambé  deux grilles puis cassé le carreau d’une salle de classe”.

Des dires que les constatations du médecin expert confirment.” Le gros problème de ce jeune, c’est son frère ainé. Marc Lamache avoue que son gros problème c’est d’être suicidaire. D’ailleurs  en octobre dernier il a fait une tentative qui l’a conduit plusieurs jours à Esquirol.  D’intelligence normale mais dépressif, il est capable de boire deux litres de rhum par jour qu’il s’achète avec ses indemnités de chômage. il n’éprouve pas de jouissance à la vue des flammes et voit sa vie comme un échec.  La cuisine serait un métier qui lui plaît”.

Outre la somme  importante qu’elle a demandé pour  effacer” le trouble matériel et émotionnel”,  Me Lebret a rappelé “le traumatisme causé aux enfants  qui ont été accueillis dans une autre école, perdant leurs repaires, leurs dessins”.

Pour sa part, la représentante du parquet, Mme Leslie Traisnel a  mis en avant “le trouble exceptionnel causé  à la  vie de la commune”. Elle a relevé” l’absence d’émotion du prévenu à l’annonce de la somme demandée” et estimé que ces faits” méritaient une condamnation de 3 ans de prison dont un an en sursis mise à l’épreuve SME de trois ans.  Comportant obligation de soins,  de travailler pour indemniser  les victimes et interdiction de  fréquenter les débits de boissons, et de paraître à Hérouville”.

La tâche était délicate pour Me  Hélène Leblanc  qui a tenté de démontrer que son client “n’a pas agit intentionnellement, ni par esprit de vengeance envers l’école. Dans ses dires, il fait continuellement référence à sa situation personnelle particulièrement difficile. Dès l’enfance il a eu des relations conflictuelles avec son frère, frère qui même dans la procédure n’a fait qu’enfoncer son cadet”.Et de rappeler que” l’ainé a lui aussi été condamné pour des faits d’incendie”. Il dit” voir sa vie comme un échec complet”. Et  sur le fait   d’insister que son client,” malgré un niveau scolaire moyen a presque toujours travaillé”. Elle demande une peine plus légère  et assortie principalement de soins.

Après délibéré, Marc Lamache a été condamné à 30 mois de prison dont  12 mois avec sursis  mise à l’épreuve de 3 ans comportant obligation de soins, de travailler et d’indemniser en fonction de ses moyens. il a interdiction de paraître à Hérouville pendant 2 ans.  


mar 06 2014

Homicide volontaire à Caen : le principal suspect écroué

Tag: Actualités Judiciaires,Faits diversGérard - votre Editeur @ 15:39

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Lundi après-midi, peu avant 16 h ,  un homme âgé  de 33 ans, domicilié 58 rue Basse à Caen a demandé les secours  pour sa compagne qui selon ses dires venait de chuter sur un couteau se blessant grièvement à la gorge. Malgré l’intervention rapide des pompiers la femme ne devait pas survivre à  cet ” accident “. Les explications données aux policiers  par lesquels sa compagne,  aurait trébuché  sur un tapis,  porteuse d’un couteau,  qui l’aurait blessée lors de la chute n’a pas vraiment convaincu les enquêteurs qui ont plus longuement entendu le  suspect numéro un  et ont  procédé à de nombreuses investigations scientifiques une chute  sur la lame d’un couteau qu’il tenait  dans sa main à l’occasion d’une dispute.

Lors de sa garde à vue, ses déclarations ont un peu évolué  allant vers  une dispute lors de laquelle il aurait brandi un couteau dont la  lame qui se serait détachée et sur laquelle la malheureuse serait malencontreusement tombée…. Ils se seraient querellés  parce qu’elle avait , dit-il, fumé du cannabis lui  appartenant

Le mis en cause, M. Nizar M., qui n’est pas un inconnu des services de la justice puisque déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits de violences,   a été présenté hier au parquet et à un juge d’instruction qui a  décidé de le mettre en examen pour homicide volontaire par concubin. il a été écroué à la maison d’arrêt.

Quant à la victime, il s’agit de Mlle  Elodie  Lloret-Mayor, 26 ans,  originaire de l’Orne.


fév 24 2014

Un vaste réseau de stupéfiants qui sévissait sur la grande agglomération Caennaise démantelé après deux ans d’enquête et jugé récemment

Fin décembre 2011, la brigade de Recherches de Caen perquisitionne un box à Caen. Lors de cette opération, une kalachnikov, un pistolet, un revolver, des munitions, une cagoule, trois emballages de résine de cannabis pouvant contenir au total 90 kilos et un quad appartenant à un individu identifié sont découverts. L’ADN de ce dernier est d’ailleurs trouvé sur plusieurs objets saisis. Un autre ADN non identifié est relevé sur la cagoule.

La Section de Recherches de Caen prend la direction de l’enquête et après plusieurs mois d’investigations, l’organigramme du trafic ainsi que la manière d’opérer des malfaiteurs sont répertoriés. Seul le chef de la bande organisée est chargé du contact avec le grossiste.

Au départ de la région parisienne, l’approvisionnement de la marchandise est réalisé à l’aide de véhicules de location puis celle-ci est acheminée sur Caen (appartements ou hôtels).

Le 19 novembre 2012, le chef de la bande et sa « nourrice » sont interpellés au domicile de ce dernier à Caen. Il revenait de la région parisienne avec 31,7 kilos de résine de cannabis.

D’autres interpellations sont effectuées en décembre 2012 puis au printemps 2013.

Au total, 28 interpellations sont réalisées (9 pour des personnes issues de la ZSP de La Guérinière – 2 pour la ZSP de la Grâce de Dieu – 1 de la ZSP Hérouville Le Val).

Lors du jugement en date du 14 février 2014, le tribunal correctionnel de Caen a prononcé la confiscation des scellés (arme et numéraire) et les peines ci-dessous :

  • 10 peines d’emprisonnement (peine jusqu’à 6 ans fermes) dont 5 pour des personnes issues de la ZSP de la Guérinière à Caen ;

  • 255 100 euros d’amendes douanières (dont 189 700 euros pour des personnes issues de la ZSP la Guérinière CAEN).

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  • Crédit photos : Gendarmerie Nationale.

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L’affaire a été jugée par le tribunal correctionnel de Caen, il y a une quinzaine de jours et s’est déroulée sur deux jours. Neuf prévenus  concernés à des dégrés divers par ce dossier  qui portaiit sur  la quantité saisie , mais plus sur des quantités établies à partir de certaines déclarations des mis en cause au cours de leurs gardes à vue, et des emballages  vides ayant contenu des quantités unitaires de 30 kgs chacun, on a parlé plus souvent avec presque certitude de 120 kgs de résine pour ce trafic, en rapport avec les emballages vides pouvant contenir chacun 30 kgs,  mais aussi  parfois, de plus de 400 kgs.

Les douanes  ont demandé des amendes douanières  sur seulement les quantités établies soit 4 fois X 30 kgs et ont estimé que  le trafic a porté sur des sommes proches de 940 000 euros.   La représentante des douanes a demandé des amendes pour une somme comprise entre 240 et 300 000 euros.

La représentante du parquet,   a demandé des peines s’étageant de 8 ans d’emprisonnement pour M. Monir Dif, 6  ans et   exclusion  définitive du territoire français pour son cousin, Mohamed Dif , à des peines allant  jusqu’à 18 mois dont 12 en sursis mise à l’épreuve pour le moins impliqué.

Après délibéré, le tribunal présidé par Mme  Marie Christine Leprince a condamné M. Monir Dif à 6 ans d’emprisonnement plus une amende douanière de 120 000 euros. Cette somme en solidarité  limitée avec  deux autres personnes impliquées .  Mohamed Dif, est condamné à 5ans de prison et interdiction du territoire français pour 10 ans, plus une amende douanière de 5000 euros.

M.  Maxime Andrieux   est condamné  à 4 ans dont deux avec SME de 3 ans, plus une amende douanière de 50 000 euros. M. Oussama Dif écope de La même peine d’emprisonnement plus interdiction de paraître dans le département du Calvados et une amende douanière de4 000 euros.

M.  Salim Hessini,  absent lors du rendu du jugement est condamné à 4 ans de prison ferme avec mandat d’arrêt ainsi qu’une amende douanière de 61 500 euros. M. Alexandre Bouchama, est condamné à 3 ans fermes  et mandat d’arrêt ainsi que 9600 euros d’amende douanière.

Les scellés ont été confisqués et seront très prochainement détruits. Sauf les sommes en argent liquide qui ont été saisies lors des perquisitions soit environ  1500 euros qui seront affectés au fonds de lutte  contre la toxicomanie.


fév 21 2014

Assises : jugement par contumace pour assassinat

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 11:05

Dernier dossier pour la cession d’assises  de ce jour. in dossier qui sera jugé en l’absence de l’accusé Yvan Antic, un individu qui depuis les faits d’assassinat et de tentative d’assassinat qu’on lui reproche, n’a pas donné signe de vie et qui est encore recherché par les services de la police judiciaire de Caen.

Le 19 avril 2008, Yvan ANTIC, domicilié rue de Branville à Caen,  se présentait au domicile du couple ROUX-ROUSSET, rue du président Coty au Chemin Vert,  pour s’entretenir avec eux du conflit les opposant depuis plusieurs mois.

Yvan ANTIC se voyait refuser l’accès à l’appartement par Corinne ROUX, son ex-compagne.  Au niveau de l’interphone, Emmanuel COSTARD attendait Jérôme ROUSSET  au pied  de l’immeuble.
A son arrivée dans la rue pour retrouver son copain, Jérôme ROUSSET invitait Yvan ANTIC à monter  dans l’appartement,  afin de tenter de régler leur différend.

Jérôme ROUSSET leur reprochait un récent dépôt de plainte contre lui pour harcèlement téléphonique.
Yvan ANTIC s’énervait puis sortait une arme de poing et faisait feu à plusieurs reprises, touchant Jérôme ROUSSET et Corinne ROUX. N’ayant pas touché Emmanuel COSTARD, il sortait un couteau de chasse dont il le frappait en différents endroits du corps.
Emmanuel COSTARD parvenait à s’enfuir pour aller chercher de l’aide tandis qu’Yvan ANTIC prenait la fuite. Corinne ROUX décédait lors de son admission à l’hôpital. Jérôme ROUSSET et Emmanuel COSTARD devaient bénéficier d’interventions chirurgicales.
Avant les faits, Yvan ANTIC aurait déclaré à sa sœur vouloir « buter » le  couple ROUX-ROUSSET. Il était passé chez son pharmacien, rue de Vaucelles prendre ses médicaments pour un traitement lourd,  puis par le bus était monté au Chemin Vert. Yvan ANTIC quant à lui se rendait chez sa sœur pour y déposer certains effets personnels ainsi qu’un courrier mentionnant sa volonté de se suicider par la noyade. Yvan ANTIC reste introuvable.

Depuis plus aucun signe de vie. aucun retrait  d’agent avec  sa carte bleue  où sur son compte n’ont été  enregistrés.

L’une des victimes, Jérôme ROUSSET a mis fin à ses jours,  le 19 novembre 2009.

Yvan Antic était connu des services de police, pour notamment, un matin de retour de sortie de nuit, avoir fait un tel barouf dans son quartier, mettant la musique à fond à 5 h du matin,  que cela avait provoqué l’intervention de la police. Et dans son délire d’alcoolique, il avait utilisé une arme avec laquelle il avait fini par se tirer dans le pied. …..Il avait aussi  fait l’objet de deux condamnations pour des faits d’importation de stupéfiants et de violence avec arme sans incapacité


fév 19 2014

Père infanticide : perpétuité avec peine de sureté de 22 ans, pour un caennais de 62 ans

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 13:06

Hier , mardi soir, la cour d’assises du Calvados a condamné l’accusé Jean Charles Letellier, 62 ans,  à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sureté de 22 ans, pour l’assassinat de son fils Axel, alorsâgé de 9 ans et demi; lors d’une journée de visite  de l’enfant chez son père dans le quartier de La Guérinière. L’accusé avait étouffé son enfant avant d’aller se présenter au commissariat et dénoncer son crime.


fév 17 2014

L’ancien détenu exhibe une arme de poing à l’agence pôle emploi de Falaise / 6 mois dont trois fermes

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 17:52

Daniel , 52 ans, était sorti de prison le 1  er février. Le 3, il se présente au bureau de Pôle Emploi de Falaise car il juge qu’on lui doit de l’argent et que comme il a des difficultés financières, et notamment son loyer qui n’est pas payé ainsi qu’une facture EDF,  il vient réclamer son dû. Et comme il n’est pas homme à s’en laisser compter,  il est  arrivé devant la conseillère qui s’occupe de son dossier, et rapidement a exhibe une arme de poing, qu’il a  sorti de sa ceinture et donnée  sa compagne qui  est venue avec lui pour qu’elle la range dans son sac. Tout en disant suffisamment fort pour que cela soit entendu :  “si ça commence à me faire ch.. , je vais m’en servir… “ sous entendu :  A bon entendeur salut….

Daniel Penin, qui n’est pas un inconnu des services de la justice puisque son casier affiche  deux condamnations pour des vols, une pour des violences et une par une cour d’assises à une peine de onze années de réclusion criminelle  pour des viols par personne ayant autorité, a été jugé ce lundi selon la procédure de comparution immédiate.

A l’audience il a reconnu les faits  qu’il a expliqué  par :” je voulais savoir pourquoi  mon dossier était en attente de puis 2 mois, et faire débloquer l’argent.”

L’enquête a permis de savoir que cette arme , un pistolet à grenaille, il l’avait achetée quelques mois auparavant, juste avant d’aller purger une petite peine de prison, et, qu’il promenait ses chiens dans Falaise, l’arme à la ceinture… il a expliqué “ne pas en vouloir à la petite dame, et être retourné à l’agence pour s’excuser mais que la dame  était absente”.

A aucun moment il n’a émis un quelconque regret, ni ne s’est remis en cause.

Le président Subst l’a comparé à un cow boy précisant :” Monsieur le cow boy Penin quand on ne lui donne pas tout  de suite ce qu’il souhaite , il dégaine….”

Pour l’employée, le bâtonnier Caratini  constate :” il se prend pour une victime et  n’a pas sorti l’arme par hasard. Il n’a aucune parole de regret sinon quand il dit la petite dame y est pour rien. Maintenant le personnel de l’agence regarde avec un autre oeil chaque client qui arrive”. il demande un préjudice moral de 1500 euros.

La représentante du parquet, Mme De Fretin constate que le prévenu “ n’est pas un adepte de l’autocritique. Aujourd’hui, il revendique son rôle de victime du système”. Elle estime que  ces agissements valent une sanction de 10 mois dont 4 en SME avec interdiction de détenir une arme et surtout mandat de dépôt à l’audience.

Pour sa part, Me Valérie François aura beau essayer de rendre son client plus présentable, , le comportement de celui-ci ne l’aidera pas .

Et après délibéré, M. Penin sera condamné à 6 mois dont trois mois ferme avec mandat de dépôt à l’audience.Les trois autres mois seront en SME pendant  deux ans. Il a obligation de travailler  et indemniser sa victime à laquelle il devra verser 450 euros de dommages et intérêts et autant pour les frais de procédure.

Des policiers l’attendaient pour lui mettre les menottes et le conduire à la maison d’arrêt.


fév 17 2014

Assises : Assassinat commis sur un mineur de 15 ans à La Grâce de Dieu

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 12:35

Aujourd’hui lundi et demain, la cour d’assises du Calvados  va juger un père de famille, âgé de 62 ans depuis quelques jours, ,  ancien conseiller Webhelp,  qui dans le cadre de son droit de visite,  à tué son enfant en l’étouffant. Son forfait accompli, l’homme est allé se rendre au commissariat. Bref rappel des faits :

Le 6 août 2011, Jean-Charles LETELLIER, se présentait au commissariat de police de Caen et déclarait avoir tué son fils âgé de 9 ans. Arrivée au domicile, la police découvrait  le corps sans vie d’Axel LETELLIER, asphyxié. Sur les lieux se trouvait Mari Lu M. La maman d’Axel, qui indiquait avoir reçu un appel téléphonique de son mari, dont elle était séparée, lui demandant de se rendre à son domicile.
Jean-Charles LETELLIER, défendu par Me Sophie Lechevrel,  reconnait de manière constante avoir volontairement donné la mort à son fils bien qu’il  ait varié sur les raisons de son action.

Les parties civiles sont  assistées par Mes Xavier onraed  et Me  Kian Barakat. L’accusé, qui semble-t-il est considéré comme dangereux par l’expert psychiatre,  encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


fév 14 2014

Le pyromane de l’école du Bois à Hérouville, interpellé et placé en détention

Tag: Actualités Judiciaires,Agglomération de Caen,SociétéGérard - votre Editeur @ 20:38

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Au cours de la nuit du 1 er février,  une partie du groupe scolaire du Bois à Hérouville était la proie des flammes . Très rapidement les investigations de la police nationale conduisaient à la quasi certitude  d’un acte volontaire. L’’indignation des hérouvillais  était à son comble, relayée par les élus de tous bords.

La   police a donc  mis un plan d’action et de surveillance particulier qui a porté ses fruits cette nuit dernière. Depuis les faits deux voitures avaient été incendiées dans le quartier des Belles portes. Et cette nuit, une patrouille de la BAC de nuit  a été intriguée par l’attitude  d’un garçon qui  semblait se changer de vêtements puis les jeter dans un stock d’objets encombrants,  non loin du quartier des Belles Portes. Au moment où le tas d’encombrant commençait à s’enflammer les policiers sont intervenus et ont interpellé le garçon qui était manifestement sous l’effet de l’alcool. Emmené au commissariat, il a été interrogé sur  son geste et  sur les incendies  qui ont  perturbé violemment le vie des hérouvillais.

Le jeune Marc L.,   la vingtaine, un garçon fragile depuis le décès de son père alors qu’il avait dix ans, qui dit être addict à l’alcool et au cannabis  dont il fume une quinzaine de joints par jour, payés avec   ses indemnités de Pôle Emploi, a fini par reconnaître être l’auteur de l’incendie du groupe scolaire du quartier du Bois. Pour l’instant il nie  être l’auteur de l’incendie de l’école Frenet  non loin de là,  mais les enquêteurs vont le réentendre, car le mode opérationnel est le même.

Présenté cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Caen, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate,  l’hérouvillais a demandé un délai pour préparer sa défense. il a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Caen. il sera jugé le 7 mars prochain.

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Communiqué de la mairie d’Hérouville

L’incendie qui a détruit une partie du groupe scolaire du Bois dans la nuit du vendredi 31 janvier au samedi 1er février a profondément affecté tous les Hérouvillais et a provoqué une indignation en chacun d’entre nous. Comment peut-on s’attaquer à une école ?

Les pompiers qui étaient rapidement intervenus et que je remercie sincèrement, ont pu limiter les dégâts occasionnés par le feu .

Des solutions ont été trouvées pour que les élèves du groupe scolaire du Bois puissent continuer leur scolarité sur place et dans les meilleures conditions possibles. Les travaux avancent sans complication et j’espère que très vite nos élèves pourront retrouver leur école.

L’auteur de cet acte odieux vient d’être arrêté par la Police Nationale et mis en détention. Il a été arrêté par la BAC (Brigade Anti-Criminalité de nuit). La ville s’est constituée partie civile dans cette affaire judicaire qui débute et qui ne fait que commencer.

Face à cet acte criminel, nous avons agi collectivement pour que le responsable de cet incendie ait à répondre de son geste devant la justice, c’est aujourd’hui le cas. Nous avons fait preuve de cohésion et de solidarité durant cette épreuve. De nombreux habitants se sont mobilisés et impliqués dans cette affaire. Je tiens à saluer le travail et les efforts de la Police Nationale et du parquet de Caen, mais aussi de la Police Municipale, qui ont mené l’enquête et qui par un travail de proximité et de terrain ont pu stopper cet incendiaire. Au nom de tous les habitants d’Hérouville, je tiens à leur adresser notre reconnaissance et nos remerciements les plus sincères.

Rodolphe THOMAS

Maire d’Hérouville Saint-Clair

Conseiller général du Calvados


fév 13 2014

Assises : 15 ans de réclusion pour l’agriculteur, meurtrier involontaire de son cousin entrepreneur

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 23:21

A l’issue de quatre jours de débats, la cour d’assises a rendu son verdict ce soir vers 20 h 45, dans le dossier criminel  inscrit à son rôle et concernant un agriculteur des environs de Moult, qui  était accusé d’assassinat envers son cousin et  beau frère  . Après un long délibéré, la cour a rendu son verdict et n’a pas retenu l’assassinat, ( meurtre avec préméditation.

Elle a reconnu  M. Thierry  Lefevre, 49 ans, coupable de violences volontaires avec arme, ayant entrainé la mort de  M. Denis Lefevre, le 1 novembre 2011, sans intention de la donner. La préméditation n’a pas été retenue par la cour et les jurés.

Le jour des faits, la victime  avait appelé avec son téléphone portable les sapeurs pompiers, en hurlant sa douleur racontant qu’il était en train de bruler dans sa voiture et que l’auteur de cet acte criminel était son cousin Thierry. Ce cousin,  par ailleurs amant de la femme de la victime depuis quelques mois, serait passé au bureau de l’entreprise et   avait jeté contre  le mari de sa maitresse ,  une dose d’essence à briquet  qui avait été enflammée.Par le cigare de la victime  affirmait, l’accusé, non ont répondu certains experts. La victime qui a été retrouvée  nue dans sa voiture après s’être  déshabillé dans l’espoir de  se sauver des flammes,avait lui même, depuis 4 ans une relation, non dissimulée avec une autre femme, qui pense être la mère de deux enfants issus de  ses rapports avec le défunt. Hypothèse encore incertaine, les recherches   de paternité étant encore en cours.

L’auteur de  cette  action qui a coûté la vie à l’entrepreneur de travaux publics, était à la fois le cousin de ce dernier mais aussi marié avec la sœur de celle qui allait devenir sa maîtresse.  Une femme, veuve aujourd’hui,  malmenée par son mari, qui la trompait  ouvertement, qui régulièrement lui faisait du chantage à l’emploi, lui promettant de vendre l’entreprise  ce qui lui ferait perdre son emploi, et qui la frappait  depuis qu’il avait appris qu’elle avait un amant. Lui avait le droit. Pas elle. Il l’avait même obligée a-t-elle déclaré à fréquenter un club d’échangistes. M. Denis Lefevre après avoir été conduit au CHU, avait été dirigé dans un hôpital traitant les grands brûlés à Clamart, où il était décédé  le 5 décembre.

Le représentant de la société, le substitut Bernard Gouarin avait demandé une peine de 25 années d’emprisonnement persuadé au vu du dossier  qu’il y avait préméditation. A l’énoncé du verdict, il n’a pas écarté la possibilité de faire appel de la décision.


fév 11 2014

Condé sur Noireau et Vire : Le voleur professionnel cambriole 4 écoles en deux nuits : 3 ans de prison

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 14:46

Jean Claude Borelli, 49 ans  a été interpellé par les gendarmes de Vire au cours de la nuit du 7 au 8 février, près de l’école Saint Joseph qu’il venait de visiter nuitamment. c’est un riverain insomniaque qui a été alerté par des bruits inhabituels provenant de l’école voisine de son domicile, qui  a fait donner l’alerte par son épouse.  En effet les bruits  ont conduit cet homme a regarder par sa fenêtre . Il a vu un homme qui se déplaçait dans la cour de l’établissement scolaire   a enfilé sa robe de chambre et s’est rendu dans la rue.Le voleur qui sortait de la cour de l’école l’a vu , a jeté des choses par dessus un mur de propriété et est venu vers lui lui demander ce qu’il faisait là. Le témoin lui  a expliqué qu’il se sentait mal et pendant ce temps les gendarmes arrivaient.

Cela fait un an et demi que j’avais pas bougé. Quand  j’ai vu cette personne , j’aurais dû m’enfuir”,  a expliqué l’homme hier devant le tribunal correctionnel. Pas un seul instant pendant ses auditions, il n’a  émis le regret , tout simplement d’avoir volé. Seulement celui de n’avoir pas fui.

L’enquête a permis d’établir que l’homme interpellé   n’était pas un inconnu des services de gendarmerie et de la justice puisque son casier, avant hier , affichait 30 condamnations. Dont 21 pour des vols avec effraction, une pour agression sexuelle sur mineure et une pour stupéfiants.  L’homme   qui a été adopté  à l’âge de 7 ans par la famille Borelli l’a quittée à 14 ans , a vécu en foyers, a passé un bac S et a choisi manifestement la délinquance pour survivre.

Sorti de prison  en juin 2012, il explique “avoir gagné  récemment 8 000 euros  au casinos de Palavas et de La Grande Motte”, argent qui lui aurait servi “à pouvoir se payer pour la première fois de sa vie, la location et l’aménagement  d’un appartement, près de Montpellier”,  endroit où il aurait mis en place la constitution d’une société  travaillant pour l’informatique.

C’est depuis ce logement, selon ses dires  “qu’il aurait gagner l’Angleterre en voiture, pour y immatriculer , de façon virtuelle pour l’instant, sa société, puisqu’avec son casier cela était impossible en France…”.

Et sur le chemin du retour, l’envie soudaine, autant qu’irrépressible, l’aurait repris de cambrioler. Seulement des écoles!!!.

Après de nombreuses dégradations,  pour pénétrer dans les écoles, il visitait toutes les salles de l’établissement et en repartait à chaque fois, sauf à Vire, avec un ordinateur  et quelque argent trouvé sur place. Il a cambriolé deux écoles dans le Nord –Pas de Calais ( Capelle les Boulogne et Samer),  puis une école le lendemain à Condé sur Noireau et enfin Vire.

L’homme, beau parleur, a expliqué, lors de son jugement en comparution immédiate hier, avoir décidé de rejoindre son appartement  dans l’Hérault  en prenant des routes nationales , et que, depuis  Vire,  il avait envisagé de passer par Nantes. …. Ce qui a énervé un des assesseurs,  qui s’est  interrogé du “pourquoi avoir fait ces trajets entre le Midi et l’Angleterre en voiture  alors que cela vous  aurait coûté moins cher  et fait gagner beaucoup de temps si vous les aviez  fait en avion ? …” Sans obtenir de réponse rationnelle.

Dans le coffre de sa voiture, les gendarmes ont donc retrouvé, trois ordinateurs volés et une enveloppe contenant  environ 3 000 euros. Qu’il a dit lui appartenir, en reste de ses gains au casino, tout en niant avoir volé les 600 euros disparus de l’école de Samer. Il n’y aurait volé que l’ordinateur.  A l’entendre l’argent liquide volé à cet endroit , soit environ 620 euros,  aurait   enrichi un autre voleur , autre voleur qui selon lui aurait aussi été l’auteur de l’effraction!!…..

Les objets volés à Vire,  ont été retrouvés dans le jardin d’une voisine de l’école, sur indications du témoin. Quant aux casinos , interrogés  dans le cadre de l’enquête, ils ne se souviennent pas que ce client ait empoché de tels gains mais des sommes plus proches des 2000 euros à chaque endroit.

Des arguments qui n’ont pas séduit la représentante du parquet, Joséphine Lecardeur qui a demandé “une sanction de trois ans fermes, ainsi que la confiscation des 629 euros volés à l’école de Samer, et la confiscation du véhicule”.

Assurant la défense du prévenu, Me Lavoue-Carpentier  a estimé que son client “avait  un triste parcours judiciaire  et un vécu de souffrances. Depuis sa sortie de prison, il s’est créé un parcours professionnel, mais les faits reprochés entrent dans un processus de destruction”. Elle a demandé de lui infliger une peine “seulement sous le régime de la mise à l’épreuve”.

Après délibéré, le tribunal a condamné M. Jean Claude Borelli à trois ans de prison,  dont deux ans fermes et un an sous SME pendant deux ans.

Il aura  alors,  obligation de travailler, de fixer sa résidence, de se faire soigner  et  d’indemniser les victimes , pour un montant annoncé  mais qui sera  confirmé plus tard d’au moins 4 000 euros. Il a été conduit à la maison d’arrêt de Caen


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