juil 13 2014

Quatre ans de prison ferme pour un délinquant de 19 ans

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 14:04

19 ans, 22 condamnations à son casier, et sorti de prison le 4 juin, Angelo est un véritable électron libre. qui  fait ce qu’il veut quand il le veut. Les règles de vie en société, il ignore.

Ainsi vendredi dernier l’a-ton revu devant la justice dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, pour vol et violences volontaires contre agents de la force publique. Mercredi 9, il vole une voiture à Bayeux. Les gendarmes l’ayant repéré,  cherchent à l’interpeler. S’engage une course poursuite  folle qui conduit les représentants de l’ordre à interrompre cette recherche pour éviter que le voleur ne tue quelqu’un.

Jeudi matin, Angelo est repéré près de Lison alors qu’il s’amuse à faire des dérapages plus ou moins contrôlés. une nouvelle poursuite s’engage. Le jeune voyou s’engage dans un cul de sac et c’est alors qu’il  décide de foncer délibérément sur la voiture des gendarmes qui le  poursuivaient. A fond. Les deux gendarmes se trouvant dans la voiture choquée, seront présents à l’audience de comparution immédiate, porteurs de minerves,  avec une interruption de travail de 8 jours; L’une des gendarmes expliquera : il  a donné l’impression de jouer au chat et à la souris et rechercher la poursuite. J’ai ressenti le choc comme  un boulet de canon contre un mur.

une attitude de violence gratuite qui amènera le représentant du parquet, M. Triaulaire a demander une sanction d’au moins trois ans de prison.

Assurant la défense du prévenu, Me Grammagnac voit ce comportement  comme un appel au secours, une attitude suicidaire.

Après délibéré, Angelo  Scherrer  entend la sentence. Quatre ans de prison ferme.

Comme il a l’air de s’en moquer , un léger sourire à la commissure des lèvres, la présidente d’audience, Mme Dupuy s’en étonne. Et chien fou, le jeune homme de lui répondre :  j’ai fait des conneries , je vais payer. C’est pas parce que j’ai pris 4 ans que je vais pleurer. Mais dans 4 ans, je serai pire….


juil 03 2014

Le procureur général près la cour d’appel de Caen, Eric Enquebecq a pris sa retraite

Tag: Actualités Judiciaires,Région,Société,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 10:56

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Archives septembre 2013

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Cérémonie inhabituelle vendredi dernier dans l’atrium de la cour d’appel de Caen où à l’occasion du départ  en retraite de M. Eric Enquebecq, procureur général près la cour d’appel de Caen, lui était offerte par ses collègues magistrats et les personnels,  une manifestation de sympathie au cours de laquelle,  cinq musiciens de l’orchestre Régional  de Basse Normandie ont interprété pour les invités,  le” quintette à cordes en sol majeur d’Anton Dvorak”.

Une interprétation parfaite,  qui a enchanté , tant le jeune retraité à quelques heures de son départ définitif de la magistrature, que les personnes présentes qui ont grandement applaudi les interprètes.

Emu et touché, le procureur général a prononcé un” non discours”, lui qui a toujours eu un talent exceptionnel d’orateur , talent qui  se remarquait à chacun de ses réquisitoires  alors qu’il était avocat général à la cour d’assises de Caen. Des réquisitoires qui toujours à charge et à décharge,  lui avaient valu le surnom dans les milieux de la presse locale de “laminoir”.

Ensuite les  procureurs du ressort lui ont dit un au revoir singulier au cours duquel,  ils ont notamment , amicalement,  ironisé sur  le dernier cadeau qu’il leur a fait  récemment. A savoir, le remplacement des véhicules de service  des procureurs , qu’il a choisis d’une couleur  bleu EDF… électrique….D’ailleurs ils ont profité de l’occasion pour lui faire essayer  ces quatre Clio neuves  en réalisant un court parcours   entre la cour d’appel , la poste Gambetta et le boulevard Bertrand jusqu’au rond point de la mairie de Caen puis retour à la cour d’appel. Et comme certains avaient mis en route le gyrophare en signe d’au revoir,  ce cortège inattendu à intrigué nombre de passants  confrontés à cette image, y compris des gendarmes en tenue officielle qui s’apprêtaient à  rentrer dans les salons de la préfecture de Caen pour un pot de départ de deux officiers  qui quittent le région. Certains allant même jusqu’à demander qui était le bandit que l’on transportait ainsi  vers la cour d’appel, avec un tel cortège….

Né dans  la Manche, en juin 1948, département  où  avec son épouse, il va se retirer,   M.  Eric  ENQUEBECQ  a démarré sa carrière de magistrat  comme substitut du procureur à  Dieppe en  février 1975. il effectuera un détachement à l’ ENM( école nationale de la magistrature) de  Bordeaux comme maître de conférences en  1979. En 1981 , il devient 1er substitut  à Rouen , puis effectuera un  nouveau détachement à  ENM de  Bordeaux  en 1981 (maître de conférences puis sous directeur de la formation continue).

En 1985, il est nommé substitut général à  Caen , puis en 1991, Avocat général, toujours à  Caen. En 2005, il devient Procureur Général près la cour d’appel de  Reims, avant de rejoindre sa Normandie tant aimée  au poste de Procureur Général  à Caen en 2010. M. Enquebecq est  Officier  dans l’Ordre National  du Mérite et Chevalier dans l’ordre de la  Légion d’Honneur.

M. Enquebecq devrait être remplacé à la rentrée par une femme.

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Les six procureurs du ressort pendant leur intervention

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Les belles Clio de service des procureurs


juil 02 2014

Dans un délire alcoolique, il ouvre le bras de son père d’un coup de couteau . Un an de prison dont la moitié en ferme.

Tag: Actualités Judiciaires,Agglomération de Caen,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 15:54

David Q. 38 ans, comparaissait ce jour, dans le cadre d’une comparution immédiate,  afin  de répondre de violences commises le  22 mai contre son père,  qui l’hébergeait depuis peu,  à Hérouville.

Ce soir là,  le prévenu n’ayant pas supporté que  son père refuse de lui prêter son téléphone pour pouvoir appeler ses deux filles, il s’énervait,  d’ autant plus vite qu’il affichait à son arrestation une alcoolémie de 2, 88 grammes d’alcool par litre de sang.

Dans son délire, David saisissait un couteau et en portait un coup violent sur l’avant bras de son père  lui faisant une entaille de 6 cms , laissant presqu’apparâitre l’os. 

David  est un homme sous curatelle renforcée,   bénéficiant de l’allocation Adulte handicapé depuis qu’il s’est jeté du troisième étage dans un acte suicidaire.

Me Frechet a rappelé le traumatisme de la victime qui souhaite que son fils soit soigné  et pas obligatoirement envoyé en prison mais qui  demande surtout  à être protégé par une interdiction au fils de rentrer en contact avec lui.

La représentante du parquet parle de scène  de violence surréaliste conséquence d’un abus d’alcool. Elle demande une sanction  qui sera suivie d’ailleurs de 1é mois de prison dont la moitié en sursis mise à l’épreuve durant trois ans. Obligation de soins contre l’alcool, obligation de rechercher un emploi et d’indemniser la  victime et l’assurance maladie qui réclame plus de 9 200 euros. iùnterdiction de contact avec son père et interdiciton de porter ou détenir une arme. enfin le maintien en détention est souhaité.

Pour la défense, Me Hélène Leblanc reconnait un conflit autour du téléphone. Elle rappelle que son client a été élevé dans un contexte constant de violences, le père , alors alcoolique,   s’en prenant à la mère mais aussi aux enfants.David a essayé de se suicider  après sa rupture d’avec la mère de ses enfants et perdu aussi son travail. Elle conclut  en constatant que son client relève surtout des soins. Mais après déléibéré, c’est le réquisitoire de la procureure qui sera suivi et le prévenu est détenu en détention.


juin 26 2014

120 avocats excédés, défilent en robe dans les rues du centre ville

Tag: Actualités Judiciaires,National,Société,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 15:56

Ils étaient au moins 120, à déambuler dans les rues comprises entre le tribunal de grande instance, la cour d’appel et la préfecture de Caen. Le barreau de Caen emmené par le bâtonnier en exercice Robert Apéry,  auquel s’étaient joints quelques avocats d’Argentan a voulu une nouvelle fois alerter nos dirigeants  et notamment la garde des Sceaux, “sur une injustice flagrante” qui fait selon eux “qu’actuellement 9 millions de personnes ne peuvent accéder en France à la justice par leurs propres moyens et dépendent d’une prise en charge par l’Etat”.

Les avocats  qui agissaient dans le cadre d’une journée nationale,  estiment qu’aujourd’hui,” l’aide juridictionnelle est en danger. Et cela malgré les nombreuses alertes lancées depuis  des années et que la demande de droit ne cesse de croître”.

Selon les manifestants toujours , “en défendant les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle pour une indemnisation symbolique, les avocats assurent, à leurs frais, le fonctionnement d’un dispositif à bout de souffle. Et la conséquence  de la non réaction du gouvernement si elle persiste  sera que demain on connaîtra une justice à deux vitesses où chacun sera défendu en fonction de ses moyens”.

Avant  de conclure : “nous ne voulons pas de cette justice là, parce que l’accès au droit est un impératif  démocratique”.

Le défilé, parti de la place Fontette,  après que les manifestants l’aient bloquée un bon quart d’heure, s’est dirigé vers la cour d’appel puis la préfecture, ce qui a causé  quelques perturbations de la circulation. 

Une délégation emmenée par la bâtonnier Apéry a été reçue par le directeur de cabinet du préfet de région, M. Jean Simon Mérandat, avant de ressortir pour rendre compte.

A savoir que la délégation avait  bien été écoutée, que le directeur de cabinet n’avait pris aucun engagement, sinon celui de transmettre les revendications, et  que la délégation avait prévenu qu’elle avait,  si rien ne change rapidement, les moyens de bloquer l’institution judiciaire.

Le cortège est ensuite reparti vers le vieux palais de justice où au cours de l’après-midi  nombre de dossiers ont été renvoyés à la demande d’avocats grévistes.

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juin 24 2014

“Papy” importait illégalement du tabac belge. Le trafic aurait porté sur plus de 150 000 euros

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,RégionGérard - votre Editeur @ 21:18

Procès inhabituel la semaine dernière au tribunal correctionnel de Caen qui avait à juger un septuagénaire pour trafic de cigarettes entre la Belgique et les environs de La Bigne, non loin de Jurques,  où il demeure avec une très jeune femme.

Jean Marie D. 75 ans, surnommé Papy,   s’est présenté soutenu par deux cannes anglaises et  semblant mal entendre. Sauf ce qui pouvait l’avantager. D’aide au trafic ou de consommation de cannabis. Car le septuagénaire avait accepté de  surveiller et entretenir des pieds de cannabis, pour des connaissances, dans la serre qu’il possède auprès de son poulailler.

La trafic de tabac a été découvert  suite à une dénonciation par l’un de ses chauffeurs. car il a dit des conneries sur moi a confirmé le jeune homme à l’audience. Ajoutant : il  avait toujours chez lui un fusil chargé, et près de lui car il a peur d’une agression. il fait pousser du cannabis dans une serre  dans on jardin, près du poulailler. Les gendarmes ont trouvé 24 pieds.

La dénonciation suivie d’une enquête minutieuse a permis d’établir que Jean Marie,   originaire du nord où réside encore toute sa famille, a travaillé dans une manufacture de tabac, en tant qu’employé handicapé après avoir sauté sur une mine pendant le conflit avec l’Algérie. Une de ses nièce  travaille chez un débitant de tabac belge. C’est par son intermédiaire qu’il avait commencé à  organiser ce trafic en 2007. Il allait régulièrement et généralement une fois par mois voir sa famille. Des voyages pour lesquels il se faisait co-voiturer ne possédant pas le permis. Pour remercier et dédommager ses chauffeurs, il leur offrait du tabac ou du chocolat. Et c’est ainsi que les prix du tabac devant exponentiels en France et moisn en Belgique, ses connaissances  et celles de ses chauffeurs ont commencé à la solliciter pour qu’il en ramène ou leur en envoie par collissimo.

Son dénonciateur affirmera  encore à la barre qu’à chaque fois qu’il l’avait accompagné,  l’homme était porteur de  sommes pouvant aller jusqu’à 15 000 euros pour ses achats. Commandés trois jours plus tôt à sa soeur, puis  acheté chez le patron de celle-ci, qui préparait environ une palette de  tabac sous diverses présentations. Une fois la marchandise dans  la voiture, elle était dissimulée sous des  colis de chocolat,  puis envoyée   en collissimo depuis   un bureau de  poste en Belgique avant de regagner  de Bray-Dunes, la commune la plus  au nord de la France, à la frontière belge, où il a des connaissances. Les gendarmes ont découvert à son domicile  81 preuves d’envoi de collissimo. Et du cannabis qui séchait dans son grenier.

Papy  n’est pas un inconnu des services de la justice, car  son casier affiche  neuf  condamnations  dont une importante,  pour attentats à la pudeur  avec violences et agressions sexuelles sur mineurs.  Il explique avoir fait ça plus par générosité que pour l’argent. Selon son dénonciateur encore il aurait fait ce trafic pendant au moins 10 ans et aurait gagné  tous frais payés de 200 à 250 euros par mois.

interrogé Papy répond : tous les mois ils avaient leur tabac gratuit. J’ai toute ma famille en Belgique. Je vais les voir régulièrement et je vais dans les cimetières. Vous savez, les ctis, on reste traditionnels. au départ, on m’a demandé du tabac, du chocolat. il est bon el chocolat belge. Vous savez, la première chose qu’on nous faisait fumer après un bombardement, c’était fumer une cigarette pour  pas attraper le tuberculose…..Quant aux 15 000 euros dont il parle, j’aurias bien voulu les  avoir. Quand j’avais 2 à 3000 euros c’était bien le maximum.

Ses auditions chez les gendarmes ont établi au moins 6 à 8 000 euros. Et l’un des chauffeurs raconte qu’une fois ils ont fait  l’aller et retour  le lendemain car il avait oublié une enveloppe sur le comptoir d’un bar dans laquelle il y avait 5 000 euros…

Suite à cette dénonciation et à l’enquête, les douanes lui ont infligé une amende douanière de 118 000 euros. Alors explique-t-il pour payer ses dettes plus rapidement il a recommencé. Et s’est fait prendre  en octobre 2013 avec 41 kgs de tabac dans la voiture. Expliquant :  depuis 2012, é date des mes ennuis, j’ai fait trois voyages. ….

Des douanes dont la représentante  a expliqué le préjudice pour l’Etat français,   avant de demander d’autres sanctions financières, non sans avoir rappelé que les services de la région nord ont découvert une palette de tabac qui attendait M. D. . Une quantité qui a été saisie. Et démontré qu’en  une cinquantaine de trajets, même si elle n’en retiendra que 34, le prévenu avait  acheté au moins pour 155 000 euros de tabac. Contre Jean Marie elle demande une sanction de 15 000 euros, et pour les chauffeurs des amendes allant de 500 à 4500 euros.

Le parquet a demandé pour les prévenus des sanctions financières  ajustées à leur moyens sachant que Papy rembourse actuellement 50 euros par mois et qu’il n’est pas prêt d’éteindre sa dette.

La sanction sera connu le  1 juillet.


juin 24 2014

Avinée, la SDF violente une passante à la fête de la musique : un an ferme

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 16:22

Elle n’est pas née sous une bonne étoile, il est vrai. L’absence d’amour parental,  a surement orienté  sa vie  qui l’a conduite à être aujourd’hui SDF, à vivre avec des SDF, et  de n’avoir pour objectif principal que de survivre dans ce milieu  où la violence est quasi permanente . Et cette violence elle l’a assimilée, ainsi que le dérivatif premier de ces paumés de la vie, l’abus d’alcool.

Léa , 31 ans, jeune et jolie femme,  était déjà venue au tribunal correctionnel de Caen il y a quelques mois. En temps que victime. Pour avoir reçu une raclée de plus, de l’homme avec lequel elle vit dans la rue depuis le mois de septembre. Ce jour là, elle se présentait, un œil au beurre noir mais souriant en permanence, de voir son complice frappeur, entre deux policiers à la barre du tribunal. Son attitude, lui avait valu de se faire sortir de la salle d’audience  avec interdiction d’y revenir.

Cette orléanaise d’origine, a été placée en famille d’accueil à l’âge de  trois ans, en raison des multiples scènes de violences entre ses parents , auxquelles elle était confrontée. Une famille qu’elle ne fréquente pas. La famille d’accueil s’en est séparée à l’âge de 17 ans,  pour des raisons inexpliquées mais qui pourraient être la conséquence du mal être qui habite cette jeune femme  ayant acquis un niveau de première.

Samedi soir, elle se trouvait à la fête de la musique. Qui pour elle, a plus été une fête de la bière. ou tout au moins de l’alcool, qu’une soirée de détente dans un environnement  festif. Ivre au point de s’en prendre à une jeune caennaise vers 0 h 40 dimanche matin, qu’elle croyait la suivre de trop près.

Illusion d’alcoolique car, la jeune femme visée, une étudiante,   s’occupait plus de son téléphone puisqu’elle était en conversation avec un correspondant,  que de la SDF avinée.

Toujours est-il que cette dernière s’est tournée vers sa future victime,  et l’a incendiée tout en lui jetant son téléphone portable au sol. Pour le récupérer rapidement, la victime à quelque peu poussé l’ivrogne qui dans un élan de furie, s’est mise à la frapper, l’insulter, lui donner des coups de pieds ,malgré que l’étudiante portait une gouttière à la jambe droite, suite à un claquage.  Ce sont des proches de la victime, jetée au sol sous les coups,  qui   arrêteront la SDF  dans sa furie et  témoigneront  auprès des policiers appelés en renfort.

Pour finir, maitrisée mais encore vindicative, Léa,  menacera la jeune étudiante de la saigner en lui mimant  le fil d’un couteau qui ouvre la gorge.

Comme son casier est déjà habillé de quatre condamnations dont trois pour des violences gratuites avec  des peines de sursis TIG, le parquet demandera et obtiendra  une comparution immédiate  qui s’est déroulée hier.

Léa Boukafa a reconnu les faits sans difficultés et les a publiquement regrettés. Elle a précisé ne pas avoir voulu tuer son adversaire mais simplement : “ lui déglinguer la tronche”….Elle a reconnu aussi avoir des difficultés à gérer son impulsivité, surtout quand elle a bu, ce qui fait dire à un expert psychiatrique  qu’elle peut présenter un état dangereux

Pour Leslie Treynard, substitut du procureur,  la peine plancher d’un an est requise mais avec un sursis de 9 mois. Sanction qui doit entrainer la révocation de sursis antérieurs pour une durée de 8 mois. 

Commis d’office pour la défense, Me  Jobin    expliquera que sa cliente a paniqué se sentant poursuivie et que sa vie serait différente si elle avait trouvé un travail après la formation  en restauration qu’elle a suivie. Il demande l’indulgence et surtout  une peine en sursis mise à l’épreuve;

Après délibéré, Léa Boukafa a été condamnée  à deux mois de prison ferme avec maintien en détention auxquels s’ajoutent  dix mois de sursis qui couraient auparavant. Elle devra verser 600 euros à sa victime.


juin 13 2014

Réseau de proxénétisme roumain démantelé à Caen par la PJ

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Société,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 11:22

Cette semaine, Mme Catherine Denis, procureur de la république à Caen a fait une mise au pont  en compagnie du commissaire  William Hippert,  chef de l’antenne caennaise su SRPJ de Rouen,  qui dernièrement , après  près de deux ans de surveillances et d’investigations, vient de mettre fin à un réseau quasi mafieux  de prostitution organisé  depuis la Roumanie. Ce t excellent travail n’a pu  aboutir que grâce à la complicité de la police et de la justice  roumaine  qui ont  travaillé de concert avec les enquêteurs de la PJ caennaise ainsi que la justice  et participé à l’interpellation des deux principaux mis en cause dans ce dossier.” Un bel exemple de coopération européenne et un bon travail avec les autorités roumaines” précisera Mme le procureur.

L’enquête avait démarré  en aoüt  2012,  suite  au signalement d’une prostituée travaillant sur Caen. Elle avait expliqué  que dans le cadre d’un  réseau , des jeunes roumaines venaient proposer leurs charmes  à Caen; Après des vérifications le parquet de Caen ouvrait une information judiciaire, con fiant le dossier  à un juge d’instruction.

Le policiers de l’antenne  de la PJ ont donc  constaté l’existence de ce  chantier de prostitution, ont  fait de nombreuses investigations qui les ont conduits en Roumanie.

Plus précisément à Ramnicu Sarat, une commune située  2 h de route au nord Est de Bucarest. Chez deux frères dont l’un est handicapé,  âgé de presque 40  ans, qui  sans emploi, vivaient largement du fruit du travail des jeunes  filles qu’ils faisaient venir  épisodiquement  à Caen. L’une d’elle avait été la petite amie de l’un des souteneurs.Quatre ou cinq filles seraient venues exercer à Caen mais pas vraiment de leur plein gré. L’enquête a permis de déterminer qu’il y avait eu des menaces,  des violences et des intimidations tant envers elles que leur familles, mais aussi sur “la concurrence”.

Le dossier presque  ficelé, le 3 avril dernier, les enquêteurs de la PJ caennaise ont donc interpellé à Caen deux prostituées  d’une vingtaine d’années ainsi que leur encadrante, une femme en charge principalement d’envoyer l’argent aux frères pilotes, par mandat ou par western Union. C’est d’ailleurs en suivant ces transferts d’argent que les policiers caennais  sont arrivés chez les deux frères.

Concomitamment   en Roumanie, la police locale  a interpellé les deux proxénètes  et une autre intermédiaire. Les deux frères qui auraient engrangé au moins 150 000 euros de gains vivaient largement dans une belle maison. Depuis, ils  ont été   accueillis à la maison d’arrêt de Caen, ce qui est moins luxueux.

Cette opération semble être une première, face ce type de réseau criminel dont les instigateurs en restant dans leur pays pensaient être à l’abri de toute poursuite, la législation sur le proxénétisme étant lourde en France.

D’autres investigations sont en cours pour clore le dossier qui devrait l’être à l’automne. Les deux frères encourent une peine d’au moins 10 années d’emprisonnement


mai 23 2014

Un pédophile sous les verrous pour 6 ans

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 18:47

Patrick Enakieff,  54 ans, est bien connu des services judiciaires puisque son casier affiche en 20 années, 17 condamnations. parmi lesquelles  5 pour des agressions sexuelles.

La dernière lui avait valu de purger 6 années derrière les barreaux, pour avoir agressé sexuellement 11 mineurs.

Le 19 mai il a été dénoncé par des parents, qui avaient compris que leur garçon âgé de 14 ans depuis peu,  avait  des relations sexuelles avec un homme qui pourrait être son grand-père.

Le jeune homme qui n’est pas très bien dans sa peau,  a été entendu et à raconté comme il avait connu le pédophile. Par internet et sur Facebook. C’était en  janvier, le jeune n’avait que 13 ans. Rapidement, le pédophile a séduit le jeune qui  s’est laissé influencer et ils sont devenus amants, le majeur étant le passif, après avoir échangé des photos de nus  et autres sur internet. Les faits reprochés se sont produits à Caen, Cambes en Plaine et Saint Contest.

Entendu M. Enakieff a reconnu , arguant que” le jeune était consentant”.

Le pédophile , qui semble assumer  ses bas instincts , a comparu  ce vendredi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Caen, dans le cadre d’une comparution immédiate.

Après avoir dit son indignation  et rappelé les risque de déstabilisation et de destruction psychologique du jeune homme, le représentant du parquet, M. Triaulaire a demandé une sanction d’au moins 5 ans ferme.

Pour la défense Me François a demandé de ne pas retenir la corruption de mineur rappelant que la victime était consentante précisant :” je suis horrifiée de la façon débridée dont le mineur découvre sa sexualité. Il a essayé tous les sexes et de tous les âges”. Elle a enfin contesté les demandes financières  déposées par Me Pérol,  pour le jeune homme et sa maman.

Après délibéré, le tribunal a condamné Patrick Enakieff, à 6 ans de prison et maintien en détention. Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuel avec contrôle renforcé pendant 30 ans. Et il devra verser aux parties civiles  3600 euros.


mai 23 2014

Bretteville le Rabet : la jalousie, serait à l’origine du drame découvert ce matin

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 16:49

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Comme annoncé dans l’article précédent, Mme Catherine Denis,  procureur de la République de Caen accompagnée du commandant en second du groupement de gendarmerie du Calvados a fait un point sur la pénible affaire de Bretteville le Rabet.

La responsable  du parquet de Caen a confirmé les informations  préalablement  distillées  sur ce blog et par mes confrères de la presse.

M. Dominique Leboucher, 55 ans, maire de la petite commune de Bretteville le Rabet depuis les dernières municipales en mars dernier, a bien été  assassiné par M. Jérôme Levillain, 39 ans,  électricien qui soupçonnait sa compagne et mère de leurs deux enfants en bas âge ( 5 ans et 10 ans),   d’être la maîtresse du maire.

Cette femme, avec laquelle il était  pacsé et  qu’’il a prévenue  sur son lieu de travail, ce matin peu avant 9 h de ce qu’il venait de faire, ,  avant d’appeler les gendarmes et de mettre fin à ses jours en se pendant,  était élue au conseil municipal de la commune.

A-t-il cru qu’elle flirtait ou plus avec le maire, car elle rentrait tard parfois, de ces réunions qui parfois s’éternisent, et où l’on  travaille à l’amélioration de la commune? .

Car selon le procureur de la république,” rien ne vient étayer pour l’instant cette version. D’ailleurs interrogée, la veuve du maire   qui a deux enfants majeurs ,  semble très étonnée et ne croit pas à cette version”.  La responsable du parquet a bien utilisé les termes de “drame  d’ordre privé  conséquence  d’une jalousie  fondée ou non de l’auteur des faits”.

Selon les constatations menées par la brigade de gendarmerie de Bretteville sur Laize et la brigade de recherches de Falaise,” l’auteur des coups mortels aurait agi avec un cutteur, à l’aide duquel il aurait tranché  la gorge du défunt avec de l’émasculer et de partir avec ses organes génitaux,  qu’il aurait balancés plus loin, et qui ont été retrouvés par les enquêteurs” affirme encore Mme Denis.

La compagne de l’assassin a été hospitalisée et n’a pu être entendue tellement elle est choquée.

L’autopsie des corps des deux hommes devrait avoir lieu mardi prochain a conclu Mme Denis.

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mai 23 2014

Bretteville le Rabet : Assassinat suivi d’un suicide. Un petit village tranquille sous le choc

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 13:18

C’est à priori l’auteur présumé   de cet acte insensé, qui a alerté la gendarmerie ce matin vers 8 h 55. L’homme  énervé annonçait avoir tué   le maire de la commune de Bretteville le Rabet, petite commune d’environ 260 âmes située à environ un kilomètre  de Grainville-Langannerie,  parce qu’il était l’amant de sa femme. Les gendarmes de la compagnie de Falaise se sont rendus immédiatement  sur les lieux et ont constaté,  de fait,  la véracité des faits décrits par l’auteur de l’appel.

M. Dominique Leboucher, 54 ans, ancien maire adjoint de la commune et élu maire en mars dernier, marié et père de deux enfants,  avait été égorgé et émasculé par  le mari jaloux. Dans sa jolie maison aux volets verts,  située en  fin de commune sur la route de Soignolles,  avec pour décor des champs de blé et au loin de clocher de la commune de Soignolles, gisait mort, égorgé et émasculé par le mari jaloux. Aussitôt  d’autres de leurs collègues se sont rendus , à trois cent mètres de là, dans l’impasse des Canadiens, au domicile d’ lauteur présumé  situé au fond de cette impasse. Ils y ont découvert le corps  sans vie de l’auteur de l’appel. L’homme, son forfait accompli, s’était pendu.

Mme Catherine Denis  s’est rendue sur les lieux  et devrait faire une déclaration cet après-midi. D’après des témoins, les gendarmes auraient fouillé des poubelles et divers endroits de la commune durant la matinée recherchant dit-on  sur place, les parties génitales  de la victime.

Si le meurtrier  est bien la personne qui s’est pendue, l’action publique est éteinte.

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La route de Soignolles était barrée ce matin par des gendarmes

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La maison du drame, avec stationné devant, le véhicule des TIC (techniciens en investigations criminelles)

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Beaucoup de gendarmes aussi auprès de la maison du meurtrier présumé

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13 h 12. Un  corbillard quitte l’impasse des Canadiens

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