fév 13 2014

Assises : 15 ans de réclusion pour l’agriculteur, meurtrier involontaire de son cousin entrepreneur

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 23:21

A l’issue de quatre jours de débats, la cour d’assises a rendu son verdict ce soir vers 20 h 45, dans le dossier criminel  inscrit à son rôle et concernant un agriculteur des environs de Moult, qui  était accusé d’assassinat envers son cousin et  beau frère  . Après un long délibéré, la cour a rendu son verdict et n’a pas retenu l’assassinat, ( meurtre avec préméditation.

Elle a reconnu  M. Thierry  Lefevre, 49 ans, coupable de violences volontaires avec arme, ayant entrainé la mort de  M. Denis Lefevre, le 1 novembre 2011, sans intention de la donner. La préméditation n’a pas été retenue par la cour et les jurés.

Le jour des faits, la victime  avait appelé avec son téléphone portable les sapeurs pompiers, en hurlant sa douleur racontant qu’il était en train de bruler dans sa voiture et que l’auteur de cet acte criminel était son cousin Thierry. Ce cousin,  par ailleurs amant de la femme de la victime depuis quelques mois, serait passé au bureau de l’entreprise et   avait jeté contre  le mari de sa maitresse ,  une dose d’essence à briquet  qui avait été enflammée.Par le cigare de la victime  affirmait, l’accusé, non ont répondu certains experts. La victime qui a été retrouvée  nue dans sa voiture après s’être  déshabillé dans l’espoir de  se sauver des flammes,avait lui même, depuis 4 ans une relation, non dissimulée avec une autre femme, qui pense être la mère de deux enfants issus de  ses rapports avec le défunt. Hypothèse encore incertaine, les recherches   de paternité étant encore en cours.

L’auteur de  cette  action qui a coûté la vie à l’entrepreneur de travaux publics, était à la fois le cousin de ce dernier mais aussi marié avec la sœur de celle qui allait devenir sa maîtresse.  Une femme, veuve aujourd’hui,  malmenée par son mari, qui la trompait  ouvertement, qui régulièrement lui faisait du chantage à l’emploi, lui promettant de vendre l’entreprise  ce qui lui ferait perdre son emploi, et qui la frappait  depuis qu’il avait appris qu’elle avait un amant. Lui avait le droit. Pas elle. Il l’avait même obligée a-t-elle déclaré à fréquenter un club d’échangistes. M. Denis Lefevre après avoir été conduit au CHU, avait été dirigé dans un hôpital traitant les grands brûlés à Clamart, où il était décédé  le 5 décembre.

Le représentant de la société, le substitut Bernard Gouarin avait demandé une peine de 25 années d’emprisonnement persuadé au vu du dossier  qu’il y avait préméditation. A l’énoncé du verdict, il n’a pas écarté la possibilité de faire appel de la décision.


fév 11 2014

Condé sur Noireau et Vire : Le voleur professionnel cambriole 4 écoles en deux nuits : 3 ans de prison

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits diversGérard - votre Editeur @ 14:46

Jean Claude Borelli, 49 ans  a été interpellé par les gendarmes de Vire au cours de la nuit du 7 au 8 février, près de l’école Saint Joseph qu’il venait de visiter nuitamment. c’est un riverain insomniaque qui a été alerté par des bruits inhabituels provenant de l’école voisine de son domicile, qui  a fait donner l’alerte par son épouse.  En effet les bruits  ont conduit cet homme a regarder par sa fenêtre . Il a vu un homme qui se déplaçait dans la cour de l’établissement scolaire   a enfilé sa robe de chambre et s’est rendu dans la rue.Le voleur qui sortait de la cour de l’école l’a vu , a jeté des choses par dessus un mur de propriété et est venu vers lui lui demander ce qu’il faisait là. Le témoin lui  a expliqué qu’il se sentait mal et pendant ce temps les gendarmes arrivaient.

Cela fait un an et demi que j’avais pas bougé. Quand  j’ai vu cette personne , j’aurais dû m’enfuir”,  a expliqué l’homme hier devant le tribunal correctionnel. Pas un seul instant pendant ses auditions, il n’a  émis le regret , tout simplement d’avoir volé. Seulement celui de n’avoir pas fui.

L’enquête a permis d’établir que l’homme interpellé   n’était pas un inconnu des services de gendarmerie et de la justice puisque son casier, avant hier , affichait 30 condamnations. Dont 21 pour des vols avec effraction, une pour agression sexuelle sur mineure et une pour stupéfiants.  L’homme   qui a été adopté  à l’âge de 7 ans par la famille Borelli l’a quittée à 14 ans , a vécu en foyers, a passé un bac S et a choisi manifestement la délinquance pour survivre.

Sorti de prison  en juin 2012, il explique “avoir gagné  récemment 8 000 euros  au casinos de Palavas et de La Grande Motte”, argent qui lui aurait servi “à pouvoir se payer pour la première fois de sa vie, la location et l’aménagement  d’un appartement, près de Montpellier”,  endroit où il aurait mis en place la constitution d’une société  travaillant pour l’informatique.

C’est depuis ce logement, selon ses dires  “qu’il aurait gagner l’Angleterre en voiture, pour y immatriculer , de façon virtuelle pour l’instant, sa société, puisqu’avec son casier cela était impossible en France…”.

Et sur le chemin du retour, l’envie soudaine, autant qu’irrépressible, l’aurait repris de cambrioler. Seulement des écoles!!!.

Après de nombreuses dégradations,  pour pénétrer dans les écoles, il visitait toutes les salles de l’établissement et en repartait à chaque fois, sauf à Vire, avec un ordinateur  et quelque argent trouvé sur place. Il a cambriolé deux écoles dans le Nord –Pas de Calais ( Capelle les Boulogne et Samer),  puis une école le lendemain à Condé sur Noireau et enfin Vire.

L’homme, beau parleur, a expliqué, lors de son jugement en comparution immédiate hier, avoir décidé de rejoindre son appartement  dans l’Hérault  en prenant des routes nationales , et que, depuis  Vire,  il avait envisagé de passer par Nantes. …. Ce qui a énervé un des assesseurs,  qui s’est  interrogé du “pourquoi avoir fait ces trajets entre le Midi et l’Angleterre en voiture  alors que cela vous  aurait coûté moins cher  et fait gagner beaucoup de temps si vous les aviez  fait en avion ? …” Sans obtenir de réponse rationnelle.

Dans le coffre de sa voiture, les gendarmes ont donc retrouvé, trois ordinateurs volés et une enveloppe contenant  environ 3 000 euros. Qu’il a dit lui appartenir, en reste de ses gains au casino, tout en niant avoir volé les 600 euros disparus de l’école de Samer. Il n’y aurait volé que l’ordinateur.  A l’entendre l’argent liquide volé à cet endroit , soit environ 620 euros,  aurait   enrichi un autre voleur , autre voleur qui selon lui aurait aussi été l’auteur de l’effraction!!…..

Les objets volés à Vire,  ont été retrouvés dans le jardin d’une voisine de l’école, sur indications du témoin. Quant aux casinos , interrogés  dans le cadre de l’enquête, ils ne se souviennent pas que ce client ait empoché de tels gains mais des sommes plus proches des 2000 euros à chaque endroit.

Des arguments qui n’ont pas séduit la représentante du parquet, Joséphine Lecardeur qui a demandé “une sanction de trois ans fermes, ainsi que la confiscation des 629 euros volés à l’école de Samer, et la confiscation du véhicule”.

Assurant la défense du prévenu, Me Lavoue-Carpentier  a estimé que son client “avait  un triste parcours judiciaire  et un vécu de souffrances. Depuis sa sortie de prison, il s’est créé un parcours professionnel, mais les faits reprochés entrent dans un processus de destruction”. Elle a demandé de lui infliger une peine “seulement sous le régime de la mise à l’épreuve”.

Après délibéré, le tribunal a condamné M. Jean Claude Borelli à trois ans de prison,  dont deux ans fermes et un an sous SME pendant deux ans.

Il aura  alors,  obligation de travailler, de fixer sa résidence, de se faire soigner  et  d’indemniser les victimes , pour un montant annoncé  mais qui sera  confirmé plus tard d’au moins 4 000 euros. Il a été conduit à la maison d’arrêt de Caen


fév 11 2014

2,150 kgs de shit dans sa valise et 96 g de cocaïne dans la poche à la gare de Caen – prison ferme pour le trafiquant

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 12:14

Comparution immédiate suivie d’un séjour en prison,  ont été le sort réservé hier,  à un jeune mantais  de 23  ans,  qui  s’est fait prendre vendredi soir dernier à la gare de Caen porteur de 96 grammes de cocaïne et de , 150 grammes de résine de cannabis. En surveillance sur réquiistions du procureur de Caen, les policiers caennais  ont été intrigués par ce jeune , bien mis qui à leur vue  s’est empressé de faire demi tour à sa descente du dernier  train  en provenance de Paris.

Interpellé il a été trouvé porteur d’un sachet de cocaïne dans une des poches de son blouson  puis de plus de deux kilos de shit cachés dans sa valise. Une marchandise illégale d’une valeur estimée à au moins 7 000 euros.

Hier devant le tribunal il a donné des explications peu plausibles, sur le pourquoi du comment, il s’était fourni cette drogue, et l’avait acheminée à Caen. Ce père de famille,  originaire de Nantes,  mais  dont la compagne et son enfant de trois ans vivent  à Roquebrune sur Argens. Le 15 janvier sa compagne et l’enfant sont repartis dans le Midi, mais lui est resté à Mantes. on ne sait trop pourquoi, sinon que les policiers de Mantes La Jolie,  le connaissent pour être amis  avec des trafiquants de drogue locaux et être un petit dealer. Aux enquêteurs caennais il a donné une adresse où il aurait résidé à Mantes depuis le départ de sa concubine, chez la soeur de celle-ci, qui entendue  totalement nié ces faits.

Pour la drogue, il a expliqué avoir été accosté par un dealer dans un bar près de la gare de Mantes où il était allé prendre un café et jouer au PMU. Cet homme aurait remarqué qu’il fumait un pétard et lui aurait proposé de faire la mule jusqu’à Caen, où après la sortie de la gare il lui aurait repris la marchandise pour la livrer lui-même. Après un ou deux refus en cours de journée, l’homme lui aurait presque imposé de force  ce transport. “Abracadabrantesque” comme aurait dit un ancien président. Seule sa famille présente dans la salle d’audience a semblé croire à son récit.

Des explications qui n’ont pas convaincu, la magistrate du parquet Mme Joséphine Lecardeur, qui a requis  une sanction d’un an de prison dont la moitié en SMe sursis mise à l’épreuve de deux ans comportant obligation de se soigner et le maintien en détention.

Après la plaidoirie de Me Lavoue-Carpentier, qui a tenté de justifier les dires de son client, le tribunal a condamné M. Cyril Degenne, à 10 mois de prison dont 5 mois en SME de  deux ans. il a obligation de se soigner pour l’usage de drogue,  de travailler à sa sortie, de  justifier de sa résidence  et interdiction formelle de paraître à Mantes la Jolie. Les scellés ont été confisqués et seront détruits prochainement. Il a été  immédiatement reconduit à la maison d’arrêt .


fév 10 2014

Assises du Calvados : Quatre jours de débats pour un assassinat à Moult

Tag: Actualités Judiciaires,International,Vie caennaiseGérard - votre Editeur @ 11:23

Après avoir rendu son verdict vendredi soir vers 21 h 30, condamnant les trois albanais, impliqués dans des violences volontaires avec arme,  ayant entrainé la mort d’un passeur irakien de 22 ans,  à Ouistreham, le 16 mai  2012,à de la prison ferme, la cour d’assises du Calvados  ouvre aujourd’hui sous la présidence du conseiller Hervé Locu, un nouveau dossier criminel  relatif à un assassinat qui a coûté la vie d’un habitant de Moult, beau frère  et cousin germain de l’accusé,  le premier novembre 2011.

Les faits, sommairement résumés, sont les suivants  :

M. Thierry LEFEVRE, accusé, bientôt 50  ans,   entretenait une liaison avec Nicolle, depuis 3 ans. Celle-ci était mariée avec Denis LEFEVRE,55 ans,  beau-frère et cousin germain de Thierry LEFEVRE. Et également dirigeant  d’une entreprise de travaux publics à son nom.
Thierry LEFEVRE, lequel entretenait par ailleurs une liaison avec Marielle depuis 4 ans,  reprochait à son beau-frère de maltraiter sa femme, .
Le 1er novembre 2011 Denis LEFEVRE sera  découvert nu et gravement brulé au volant de sa voiture, devant les locaux de son entreprise. Des flammes provenaient de son bureau. Denis LEFEVRE désignait Thierry
LEFEVRE comme son agresseur. Brûlée à 75 %, la victime était dirigée vers un hôpital parisien spécialisé dans le traitement des grands brûlés,  mais il  décédait le 5 décembre 2011 d’un choc septique consécutif à ses blessures.

L’accusé   qui ne conteste pas avoir jeté de l’essence à briquet sur son cousin,explique que le carburant s’est enflammé  accidentellement à cause du cigare que le défunt avait à la bouche. Me Jean Marie Agnès aura la lourde tâche d’assurer la défense de l’accusé. En face de lui, les parties civiles seront assistées par Me Rousselot , Me Froment et Me Mialon-Legruel . L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité

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Vendredi soir, les trois albanais ont été reconnus coupables  de violences ayant  entrainé la mort et condamnés  :

Les frères Uka,  Alfred, 28 ans  et Huzri, 25 ans,  ont été condamnés à 7 années d’emprisonnement, plus interdiction  définitive du territoire français . Leur compatriote M. Dovlet Jolla, a été condamné à 2 années d’emprisonnement pour non assistance à personne en danger.  Ce dernier doit être jugé prochainement par le tribunal correctionnel de Caen  pour des actes de violences envers le personnel pénitentiaire à la maison d’arrêt de Caen.

Le 16 mai 2012 les services de la brigade de recherches de Caen arrivaient à Ouistreham, lieu de découverte du corps d’Ahmed HUSSEIN alias Ali SAMIR, de nationalité irakienne. A une dizaine de mètres de la victime étaient retrouvés deux couteaux, un grand et un petit.
Selon les témoins, deux hommes auraient déposé le corps d’Ahmed HUSSEIN sur la chaussée. Les deux hommes racontaient qu’ils avaient porté la victime jusqu’à la chaussée dans le but de demander des secours mais avaient pris la fuite en raison de leur situation irrégulière sur le territoire . Ils évoquaient un groupe de six à huit albanais présents sur les lieux au moment des faits qui avaient pris la fuite.
D’après les divers témoignages, les frères UKA et Dovlet JOLLA étaient impliqués dans le meurtre d’Ahmed HUSSEIN. Les trois hommes niaient toute participation au meurtre
.

La Cour  a donc suivi à la lettre, les réquisitions de l’avocat général M. Jacky Coulon.


fév 06 2014

Assises du Calvados : Réclusion criminelle à perpétuité pour l’Epervier d’Amiens

Tag: Actualités JudiciairesGérard - votre Editeur @ 11:57

Depuis lundi la cour d’assises du Calvados est réunie sous la présidence du conseille Hervé Locu, afin de juger  sept affaires criminelles dont deux affaires de viols et cinq dossiers    de tentatives u d’assassinats.

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La première de ces affaires a concerné , M. Philippe Pacque, 56 ans, accusé de tentative d’assassinat en état de récidive . Les faits reprochés se sont produit le 4 janvier 2012, alors qu’une monitrice éducatrice   du foyer Revivre à Caen, le ramenait au foyer après qu’il ait eu un entretien au pôle emploi. L’homme qui bénéficiait  d’une libération conditionnelle depuis 2010, confirmée en appel en 2011,  venait de  tuer l’éducatrice, avec un couteau. Cet homme, surnommé alors l’Epervier d’Amiens avait déjà été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 29 janvier 1987, pour assassinat d’une jeune fille et trois tentatives d’assassinat ,  sur des femmes blondes par la cour d’assises de la Somme. Et avait fini de purger cette peine au centre pénitentiaire de Caen, ce qui explique sa présence dans le secteur.

La victime  a expliqué à la cour les durs moments qu’elle à vécus ce jour là.” Il était énervé en quittant pôle emploi, pourtant je lui avais expliqué qu’il ne s’agissait que  d’un entretien  pour inscription. En remontant dans l’auto, il était nerveux et pessimiste sur sa situation. il parlait sans arrêt. Jusqu’au moment où il s’est tu”. C’est alors que soudain , l’individu au lourd passé judiciaire, a porté plusieurs coups de cutter sur la jambe de la jeune femme ainsi qu’entre les seins. Elle a fort heureusement réussi à se dégager en laissant son manteau puis à fuit  à pied vers le foyer où  ses collègues de travail l’ont prise en charge et ont prévenu les secours.

L’accusé  est parti  avec la voiture jusqu’à pôle emploi ,  a jeté son cutter puis a été interpellé sans difficultés par la police.

Durant le procès le mis en cause a  reconnu son geste mais il” nié fortement l’intention de tuer et donc la préméditation”. Au titre des mesures de contrôle et d’assistance ordonnées, il lui était fait interdictionde porter une arme pendant 10 ans.Pourtant l’enquête de la brigade criminelle du commissariat de Caen a permis d’établir que l’accusé avait acheté le matin même des  faits le cutter. Et la victime dira qu’avec une de ses collègues , “ elle avait constaté que M. Pacque avait  développé avec elle  une relation exclusive”.

Selon le médecin expert psychiatre qui a analysé M. Pacque,” il y a un lien à faire entre les affaires criminelles d’Amiens et celle de Caen”. Un autre expert, le docteur Legat pense “qu’il   présente une dangerosité certaine avec éventualité de récidive”.  
Des psychologues et des amis de la victime viennent à la barre expliquer” à quel point cette jeune femme est marquée par cette agression”.

Au nom de la société, la représentante du parquet général, Mme Catherine Denis, ne peut que demander”  la réclusion à perpétuité” , non sans rappeler à la cour et aux jurés,” qu’à l’époque de la mise n liberté de l’individu, le parquet”et la cour d’appel de Caen s’y étaient opposés”.

Elle a été entendue et après 4 heures de délibéré, la cour a condamné Philippe Pacque à la réclusion criminelle à perpétuité

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Depuis hier mercredi la cour juge trois individus originaires d’Albanie, accusés à des degrés divers d’avoir participé  le 16 mai 2012, a des violences volontaires ayant entrainé la mort   d’un irakien de 22 ans passeur de clandestins à Ouistreham. La victime a été  retrouvée mort à bout de sang  et les  accusés ont été interpellés  11 jours plus tard  à Dunkerque où ils cherchaient là encore à passer en Angleterre. Les éléments de l’enquête difficile menée par les gendarmes ont conduit  à  la mise en examen de ces trois hommes  dont il sera difficile d’établir les responsabilités. Verdict vendredi soir.


fév 04 2014

Etrange disparition d’une caennaise en Martinique . L’hypothèse criminelle semble se renforcer

Tag: Actualités Judiciaires,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 10:56

Disparue  en Martinique le 17 décembre dernier, une caennaise, Magalie Méjean, âgée de 28 ans , par ailleurs pompier volontaire à Ouistreham, fille d’un sapeur pompier de Caen, est morte dans des circonstances qui restent pour l’instant mystérieuses.

Alors que sa disparition sur un chemin bordant le littoral  avait été signalée rapidement,  des recherches avaient été entreprises. Sans résultat.

Jusqu’au  23 janvier, où le cadavre de la jeune femme  a été retrouvé à Basse Pointe, où elle avait à priori disparu, en contrebas d’une pente bordant le chemin qu’elle devait emprunter. C’est  jeudi de la semaine dernière que sa maman qui était partie se recueillir à l’endroit où le corps a enfin été retrouvé, dans un endroit censé avoir été fouillé  de fond en comble , que cette dernière a découvert l’appareil photo de sa fille. Puis vendredi à proximité c’est son sac à dos qui a été découvert. Intrigant pour le moins , ces découvertes sur des sites fouillés et refouillés. Ce qui laisse à penser que ces objets auraient pu être ramenés là par  celui qui aurait attenté à la vie de la  jeune caennaise . Car cette dernière aurait  peut-être pu subir une agression sexuelle puisqu’ à l’intérieur de son sac  se trouvait  son  short, roulé en boule ,  ainsi que sa culotte.  Et le corps aurait été retrouvé déshabillé.  L’hypothèse criminelle ne peut qu’être à priori envisagée. Les gendarmes des Antilles  enquêtent. Le procureur de la république à Fort de France, M. Eric Corbaux, ancien substitut général à la cour d’appel de Caen, a confirmé qu’une information judiciaire a été ouverte pour recherches des causes de la mort.

Le corps a été rapatrié   vendredi par ses parents et son frère . Il sera inhumé vendredi 7 février.


fév 04 2014

Cambriolages en série : trois géorgiens sous les verrous pour un an

Tag: Actualités Judiciaires,Faits diversGérard - votre Editeur @ 10:34

 Quatre  géorgiens installés  à Caen et Bayeux ont été jugés hier selon la procédure de comparution immédiate au tribunal correctionnel de Caen,  prévenus d’avoir à divers degrés, participé à des cambriolages ou des tentatives,  la semaine dernière et au cours des mois écoulés. L’affaire a démarré après qu’un habitant de Reviers, ait surpris en  flagrant délit de tentative de cambriolage chez son voisin, deux individus dont l’un  ne parlait pas français, qui s’affairaient  avec un tournevis à fracturer la demeure  voisine. Alors qu’il les interpellait verbalement, les deux  inconnus prenaient la fuite et sautaient  dans une Ford Focus,  dont l’immatriculation était notée par celui qui les avait  surpris. Il donnait l’alerte  et un autre voisin prenait la voiture en chasse et  repérait le physique de celui qui conduisait. Le lendemain un cambriolage suivant le même processus était perpétré à Courseulles. Butin des bijoux et un ordinateur fans  lequel la fille du couple cambriolé avait tout ses cours. Les gendarmes de la compagnie de Bayeux ont  fait des recherches  à partir de l’immatriculation de la Focus et sont arrivé à un géorgien demeurant  2 route de Paris à la Demi-Lune à Caen. Cet individu et son environnement ont été placés sous surveillance, puis interpellés. Dans la Ford il retrouvent un GPS volé à Biéville Quétieville, dans le Pays d’auge. Ils retrouvent également  tant  à Caen que dans un appartement de la rue Larcher à Bayeux.  Tout ce petit monde niera en bloc jusqu’au procès où l’un d’eux finira par reconnaitre avoir  commis le vol en Pays d’auge. Un autre qui se dit avoir suivi des études de médecine en Géorgie et même avoir reçu une formation de chirurgien est  habillé sur un vol commis en 2012 à Saint Paul du Vernay,  dans les heures suivant le départ en vacances de la victime. Son ADN a été identifié. Mais pour lui c’est une erreur puisque dit-il à l’époque il n’était pas  en France. Un troisième qui parle parfaitement le français puisqu’arrivé à Caen il y a 12 ans  et à donc suivi sa scolarité ici,  est formellement reconnu par le témoin de Reviers. Mais il nie avec force.

Dans son réquisitoire la  vice procureur Mme Hémery, salue le travail de fourmi des enquêteurs à partir duquel elle bâti ses convictions pour demander des sanctions contre trois des quatre prévenus. Pour le quatrième, elle estime que le dossier manque d’éléments pour  le poursuivre. Elle demande des peines allant de 18 mois fermes  à 12 mois.

Malgré les plaidoiries de leurs avocats ( durant lesquelles d’ailleurs tous rigolent entre eux comme ils avaient commencé à le faire pendant les réquisitions),  trois des mis en cause ont été condamnés chacun à 12 mois d’emprisonnement ferme. Certains faits n’ont pas été condamnés comme le cambriolage à Courseulles pour manque d’éléments de preuve. Ont pris la direction de la maison d’arrêt pour un an : MM.  Paata Akhaladze , 35  ans , Mamuka Kalandaze, 35 ans,  et Lado Khurosvili, 20 ans.

Tous les scellés ont été confisqués, y compris la Ford focus et une Mercédès appartenant à l’un d’eux. Ils devront conjointement payer des dommages et intérêts à leurs victimes et M. AKhaladze reconnu coupable du vol à Saint Paul du Vernay devra payer 1500 euros de dommages et intérêts à sa victime pour le préjudice matériel et autant pour le préjudice moral.


fév 03 2014

Un dealer hérouvillais sous les verrous pour au moins 18 mois

Tag: Actualités Judiciaires,Agglomération de Caen,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 22:36

Dimanche 26 janvier,  en soirée, la police effectue un contrôle  des passagers descendant du train en provenance de Paris, sur réquisition du procureur de la république de Caen.  Au feeling, ils  demandent à deux jeunes  dont l’un porte négligemment sur son épaule, un sac,  de bien vouloir les suivre. Dans le sac de l’un d’eux, Benjamin, 23 ans, les policiers  découvrent  Deux kilos de résine de cannabis. Spontanément , son copain, Célestin, 22 ans, sort de sa poche un morceau de résine emballée sous cellophane de  100 grammes.

Benjamin explique ramener cette drogue pour la livrer sur Caen. Célestin avoue avoir ces 100 grammes de très bonne qualité , achetés à Creil dans le hall d’un immeuble, pour 350 euros, correspondant à une dette qu’il avait envers son fournisseur et copain Benjamin.  Ce dernier avoue être allé à Creil , comme son ami  “ au hasard. sur place il suffit de demander et on nous dit où en trouver. Dans la région parisienne c’est moins cher qu’ici. Sur les deux kilos, il devait en  livrer  un ,  aux Rives de l’Orne, et l’autre c’était pour revendre lui même sachant qu’il n’est pas consommateur. ….

L’enquête conduit les policiers  à Hérouville au domicile de la mère de Benjamin chez qui il vit. La chienne   des forces de l’ordre marque sur de nombreux endroits dans l’appartement.  Et notamment sur une boîte décorative dans laquelle  seront découverts 2500 euros en liquide, des jolies montres etc… Le jeune hérouvillais conduit les policiers  vers le garage de la voiture de sa mère où est caché encore  un kilo de résine de cannabis. Mais précise-t-il, ce kilo ne m’appartient pas. C’est du gardiennage!… La chienne retrouvera aussi un emballage vide ayant contenu 500 g de résine.

Pour expliquer encore  l’argent retrouvé  et comment il a payé les 4000 euros aux dealers de Creil pour les 2 kilos, Benjamin explique avoir gagné environ 7 000 euros en deux mois aux casinos de Ouistreham et Cabourg….  

Célestin affirme avoir acheté à Benjamin un kilo de résine depuis le mois de septembre. Deux gros clients de Benjamin sont retrouvés et entendus après avoir remonté les conversations téléphonique du dealer hérouvillais. L’un  demeurant à Condé sur Noireau  explique avoir acheté  à Benjamin  1,6 kg depuis août dernier. L’autre, de Houlgate,est au moins à un  kilo.

Selon la présidente d’audience,  Mme Dupuis, les auditions de ces  quatre mis en cause , mais aussi de cinq autres clients qui seront jugés ultérieurement , font apparaître sur un an , un trafic d’environ 13 kilos. Ce que niera  Benjamin.

Dans ses réquisitions,  Mathilde Defretin, substitut du procureur  revient sur le trafic d’ampleur  de ce petit  commerçant isolé mais très actif dans son trafic qui a su développer rapidement sa clientèle. Elle s’étonne qu’il puisse acheter  pour 4 0000 euros de shit alors qu’il est au chômage. Il aurait  réussi  à économiser à l’entendre rapidement 6300 euros. qui peut le croire?. Surtout que l’an dernier il a passé trois semaines aux Antilles et vit bien avec sa copine.

Pour la magistrate, il a revendu dans ce dossier,  au moins 6 kilos. Et uniquement pour l’appât du gain puisqu’il ne fume pas lui même. Il a  au dessus de la tête un an avec sursis mais continue son trafic. Cela mérite au moins 3 ans dont la moitié en sursis mise à l’épreuve pour la parquetière.obligation de travailler. Contre Célestin elle demande une sanction de 24 mois dont 20 en sursis mise à l’épreuve. contre Tony, 19 ans, de Houlgate elle réclame 18 mois dont 8 en sursis mise à l’épreuve et contre Steeve de Condé sur Noireau, 12 mois dont 6 en SME.

Naturellement  Mme Defretin demande la confiscation et la destruction de toute la drogue saisie, mais aussi la confiscation des sommes saisies et des téléphones de ces messieurs.

Après délibéré, le tribunal a condamné :

Benjamin Legrand,  à la peine requise par le parquet , soit 3 ans de prison dont la moitié en sursis mise à l’épreuve . Il a été maintenu en détention.

Célestin B. écope de 2 ans d’emprisonnement dont 18mois en sursis mise à l’épreuve. Le tribunal a jugé qu’il n’était pas nécessaire de la maintenir en détention.

Steeve  L. est condamné à  18 mois dont 14 en sursis mise à l’épreuve comprenant obligation de soins . Enfin Tony L.  d’Houlgate a été condamné à 8 mois de prison dont 5 mois avec sursis mise à l’épreuve de deux ans.

Tous ont interdiction  de se rencontrer ou de prendre contact les uns avec les autres de quelque façon que ce soit.

D’autres clients du jeune dealer hérouvillais comparaitront en mai prochain.

Les saisies ont été confisquées et seront prochainement détruites.


jan 29 2014

Caen : Un quadragénaire condamné pour tentative de soustraction d’enfant

Tag: Actualités Judiciaires,Département,Faits divers,SociétéGérard - votre Editeur @ 15:56

Atmosphère  autant particulière que tendue ce lundi  dans la salle correctionnelle du TGI de Caen, où  était invité à s’expliquer, un homme de 44 ans, mis en examen pour tentative de soustraction d’enfant. Des faits commis le 11 décembre dernier dans l’enceinte du Zénith à Caen, pendant l’Open de Tennis. Des faits que le mis en cause  nie fortement. Même si les circonstances  confortées par les éléments de l’enquête, poussent à penser qu’il n’y a pas eu de fumée sans feu. C’est d’ailleurs le sentiment qu’on dû ressentir  les magistrates composant le tribunal, puisque le prévenu a été reconnu coupable et condamné à de la prison avec sursis.

Ce 11 décembre, Grégoire,  un  quadragénaire divorcé et père d’un enfant de 13 ans qui vit avec sa mère près de Bordeaux,   se présente au Zénith de Caen  et  s’approche d’un  moniteur du club de tennis de Riva Bella, et lui explique, dans une attitude d’homme ayant bu,  qu’il vient chercher Romain( prénom d’emprunt) avec l’accord de ses parents. Ce qui intrigue tout de suite le moniteur , qui va voir un agent de sécurité qui appelle la police. Au moment où les sirènes des patrouilleuses retentissent, Grégoire au lieu d’aller vers le spectacle dans le Zénith,  quitte précipitamment les lieux. Il est interpellé et conduit au commissariat.

A l’audience, l’homme  (qui depuis son divorce  s’est installé au domicile de sa mère près de Deauville), semble vivre un peu reclus,( en ermite dira sa mère),   touchant le RSA,  jouant très souvent sur l’ordinateur à un jeu appelé  “Flash of Clans”, jeu sur lequel il a connu Romain. 

C’est au cours des conversations échangées  parmi les membres du Clan, que  Grégoire a appris que Romain était un joueur de 10 ans, d’un assez bon niveau au tennis et que ce jeune et son club se rendraient à la finale de l’open de Caen le 11 décembre.

Parmi les éléments inquiétants de ce dossier, on relève notamment, l’envie à priori irrépressible de l’adulte de rencontrer l’enfant, qui lui avait fait comprendre qu’il ne souhaitait pas le voir lors de son déplacement à Caen.

Par contre, le dossier laisse apparâitre que le quadragénaire avait laissé  son numéro personnel de téléphone  au club  lors d’un message précédant cet acte.

A l’audience Grégoire a réitéré ses dénégations concernant l’envie de soustraire le petit tennisman.

Je ne reconnais pas les faits. Le jeune est à l’origine de cette rencontre car s’il ne m’avait pas dit qu’il allait à l’Open je ne le savais pas. pas plus que je ne savais au départ qu’il y avait cette compétition à Caen. Je ne comprends pas la démarche de l’enfant. Il a peut-être tricoté la dessus, pensant je me retrouve devant quelqu’un de pas sain. L’ensemble des échanges a été fait  à la connaissance des membres du clan”.

La maman du jeune  garçon explique :” nous savions qu’il jouait à ce jeu , mais nous ne savions pas qu’il y avait des adultes”.

Les experts psychiatres qui ont rencontré le prévenu, ancien agent immobilier après avoir  travaillé plusieurs années en Malaisie,   le décrivent comme’ immature’ et ‘d’une intelligence au dessus de la moyenne’.

Me Laurence Maunoury ancien bâtonnier,  rappelle :” dans son approche de l’enfant et  son comportement , il ment. Dans ses conversations avec l’enfant  autour du jeu, il lui dit être agent immobilier, ce qui est faux puisqu’il ne l’est plus, et à propos du passage au Zénith, il avait demandé à l’enfant s’il s’y rendait avec ses parents. Réponse négative de l’enfant qui avait donné le prénom de son moniteur, Damien.

La veille, il appelle Damien et lui  laisse un message en lui donnant son numéro de portable. Le jour des faits, il trouve Damien, s’approche de lui et lui tient des propos confus, expliquant que la mère de romain avait dû laisser un message par lequel il devait récupérer l’enfant. Un enfant qui entendant une partie de la conversation avec son moniteur a été terrorisé.Grégoire voulait partir avec Romain.

Pour quoi faire?…. Il a affirmé avoir l’autorisation des parents , ce qui était faux. cela aussi pose question. La maman avait constaté que son enfant avait demandé à plusieurs reprises  à son père s’il ne voulait vraiment pas venir avec lui. Pris par son travail, le père avait refusé. Les éléments intentionnels sont présents et établis. Ainsi  que les éléments matériels. Il faut que ce comportement soit sanctionné car les parents mais aussi  l’enfant sont troublés. Cet homme a eu un comportement contraire à la loi”.

Le procureur adjoint, Jean Pierre Triaulaire ne peut que” s’associer à la plaidoirie” de Me Maunoury. Et rappelle à son tour que le mis en cause” a déclaré aux services de police qu’il connaissait bien le jeune et ses parents. Ce qui est faux. il a voulu cacher la vérité car elle le gêne. CE Grégoire ressemble à un homme parfait, au dessus de tout soupçon. Il est assez isolé  et le doute  qui tourne autour de lui n’est pas rassurant.” . Avant  de demander un an de prison avec sursis.

Pour l’avocat de la défense, Me Claude Marand Gombar,” ce dossier peut faire l’objet de plusieurs grilles de lecture. il est très seul. c’est sa petite sœur avocate à Paris qui me l’a envoyé. De nombreuses attestations le décrivent comme un homme bon. Le dossier est parti sur l’arrestation d’un prédateur pédophile. Mais enfin, le petit n’a jamais dit à ses parents qu’il était harcelé, il a échangé plusieurs mois avec mon client. il a laissé son téléphone au club. il avait trouvé  non pas une proie, mais quelqu’un avec  lequel il s’entendait extrêmement bien. Le doute doit lui profiter même si son comportement a été complètement déplacé”. Et de demander  la relaxe.

Après délibéré, Grégoire T. a été condamné à  6 mois de prison avec sursis  et devra verser 1 euro à la partie  civile. ainsi que 800 euros pour les frais de procédure


jan 27 2014

Tentative avortée d’enlèvement d’enfant : un suspect reconnu coupable et condamné

Tag: Actualités JudiciairesGérard - votre Editeur @ 18:24

Soupçonné d’avoir cherché à  emmener avec lui un enfant de 10 ans  lors du  dernier match de l’Open de tennis de Caen, un homme de 44 ans  célibataire vivant chez sa mère près de Deauville,  a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Caen cet après-midi. il a été condamné à de la prison avec sursis. Je reviendrai sur ce dossier prochainement.


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